Accueil du site > Evénements > Souviens-toi Seigneur : P. Henri Demars

Souviens-toi Seigneur : P. Henri Demars

Le Père Henri DEMARS est décédé le 21 octobre.

Né le 8 novembre 1936 à Tence, il fut ordonné le 29 juin 1963. D’abord étudiant à Lyon, il fut nommé vicaire au Val-Vert le 29 juillet 1966. Chargé de cours au Grand-Séminaire, aumônier diocésain de la J.E.C et de la J.E.C.F à partir du 11 septembre 1970 , il rejoint le Séminaire international de Koumi (dans l’actuel Burkina Faso), le 25 mai 1973. Aumônier de lycée à Brioude le 17 septembre 1976, il partit en tant que Fidei donum le 14 juillet 1978 comme professeur de séminaire au Sénégal. Il devint curé de Saint-Maurice de Lignon, le 25 septembre 1981, puis, le 5 septembre 1986, il part à nouveau comme Fidei donum à Madagascar avant d’être nommé curé de Saint-Pal en Chalencon, Tiranges et Boisset, en octobre 1987. Chargé de la Formation permanente le 5 août 1988, Fidei donum à Fort-de-France, le 22 juin 1990, il y resta jusqu’en juillet 1997.

De retour en France, il fut nommé curé d’Aurec le 1er août 1997, puis du Chambon-sur-Lignon et des Vastres en août 1998, avant de devenir responsable diocésain du Diaconat permanent, le 15 août 2003. Auxiliaire à Aurec, Pont-Salomon et Saint-Ferréol-d’Auroure depuis 2010, il y est resté jusqu’à ces dernières semaines.

Les obsèques du Père Henri DEMARS auront lieu

Mercredi 25 octobre à 15h
En l’église d’Aurec

Le Père Demars ayant manifesté le désir d’être incinéré, une célébration autour de l’urne funéraire aura lieu

Samedi 28 octobre à 15h
En l’église de Tence

Répondre à cette brève

1 Message

  • Souviens-toi Seigneur : P. Henri Demars 29 octobre 10:49, par Paul MARECHAL

    Témoignage donné en l’église d’AUREC

    Henri,

    Il y a dix ans nous cheminions ensemble sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle. Au cours de cette extraordinaire expérience de vie, notre équipe s’est forgée entre Le Puy et Santiago.

    Lorsque sous pluie battante dans la glaise, nous ne parcourions que 2 km dans l’heure, tu nous disais à la veillée « Notre vie, on doit la bâtir à partir de la glaise, à l’instar de celle que nous foulons aux pieds ».

    Nous échangions avec les pèlerins des cinq continents. Beaucoup, deux ou trois jours devant nous ou en arrière, se renseignaient pour savoir où étaient les quatre mousquetaires. Certains ajustaient leur marche pour pouvoir assister à l’une de tes célébrations. Célébrations, souvent concélébrées, dans l’église des villages-étapes ou simplement homélies sur la place du village lorsque nous ne trouvions pas la clef de l’église.

    Exceptionnel pasteur, tu prononçais tes homélies au pied levé, sans notes, homélies toujours d’une rare qualité, synthétiques, à la portée de tous, donnant des pistes toujours accessibles pour la mise en application des textes du jour. Chaque fois, tu nous indiquais en quoi l’Évangile lu était une page du mode d’emploi pour vivre notre humanité avec pour code de la route les Béatitudes. En Espagne, c’est Jacques qui dans les églises ou couvents était ton interprète.

    Plus spécialement pour nous trois, après les premières heures de marche, très régulièrement tu nous donnais une leçon de catéchisme, limitée dans le temps. Leçons suivies ou précédées de controverses toujours amicales. En contre point, lors des pauses, grand érudit et passionné de Baudelaire, tu récitais ses poèmes.

    Nous étions rompus à la rusticité du chemin. Un soir, tu fus le mieux traité : nous t’avions réservé le couvercle du faitout comme assiette ! A ton exemple de bon vivant, lors des repas nous accommodions cette rusticité en n’abusant pas de l’eau. Tu savais aussi lever nos inquiétudes, lorsque la matinée avançant nous ne trouvions point de ravitaillement, ta réponse était immuable : « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent point dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit ». Puis, immanquablement nous trouvions une épicerie.

    Il y a maintenant déjà un mois, bienveillant et lucide, pour que nous puissions fêter joyeusement le dixième anniversaire de notre amitié, tu avais pertinemment fait repousser la date de ton opération.

    Henri, nous te remercions pour tout ce que nous avons partagé, toi porteur d’espérance et de sérénité. Nous conserverons de toi un indéfectible souvenir. Tu nous avais dit qu’il n’y avait pas urgence à précipiter le retour vers le Père, aussi aujourd’hui, nous te laissons cheminer à ses côtés jusqu’au jour où nous vous rejoindrons.

    Bon chemin, Henri.

    Tes amis du Chemin de Saint Jacques
    Aurec-sur-Loire, église Saint-Pierre, mercredi 25 octobre 2017

    Témoignage donné en l’église de TENCE

    Henri,

    Prêtre, un homme que nous aimerions rencontrer chaque jour.

    Il y a dix ans nous cheminions ensemble sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle. Au cours de cette extraordinaire expérience de vie, notre équipe s’est forgée entre Le Puy et Santiago.

    Nous échangions avec les pèlerins de tous les continents. Pour pouvoir assister à l’une de tes célébrations, beaucoup se renseignaient pour savoir où étaient les quatre mousquetaires. Exceptionnel pasteur, tu prononçais, au pied levé, des homélies toujours d’une rare qualité, synthétiques, donnant des pistes à la portée de tous pour la mise en œuvre des textes lus.

    Plus spécialement pour nous trois, après les premières heures de marche, très régulièrement tu nous donnais une leçon de catéchisme, limitée dans le temps. En contre point, lors des pauses, grand érudit et passionné de Baudelaire, tu récitais ses poèmes.

    Depuis nous entretenions une correspondance abondante, les vœux de Noël, des controverses toujours amicales, des cours de catéchisme de rattrapage. Pour l’un d’eux que tu avais nommé « Réponse du « PAP Henri de Mars d’Aurec’ (!) au cher Père Maréchal » », après un développement de cinq pages tu m’écris : « Ce coup là, cher Père, j’en ai marre ! Dieu me pardonne, mais j’en ai assez ‘de te l’expliquer’ ! Et puis je ne suis pas chargé de le défendre : il est assez puissant pour se défendre tout seul… Fin de leçon. Ouf ! »

    L’an dernier, lors de nos retrouvailles annuelles, proches de l’anniversaire de tes 80 ans, pour cadeau, nous t’avons fait célébrer, comme le montrait la photo du livret d’Aurec, en la magnifique église de Saint-Hugues-de-Chartreuse. Tu y donnas une homélie enjouée, à la lumière des peintures modernes des scènes de l’Évangile réalisées par Arcabas, magnifique clin d’œil à ta liberté d’esprit alliée à ta foi inébranlable.

    Il y a maintenant déjà un mois, bienveillant et lucide, afin que nous puissions fêter joyeusement le dixième anniversaire de notre amitié, tu avais pertinemment fait repousser la date de ton opération. Cela nous a permis de marcher ensemble, tu fis une rude ascension au château de Murol, avec joie tu célébras en montagne dans la chapelle de Vassivière, et nous passâmes de longs moments dans les églises de Saint Nectaire et Issoire où tu fus captivé par les chapiteaux richement historiés.

    Henri, nous te remercions pour tout ce que nous avons partagé, toi porteur d’espérance et de sérénité. Nous conserverons de toi un indéfectible souvenir. Tu nous avais dit qu’il n’y avait pas urgence à précipiter le retour vers le Père, aussi aujourd’hui, nous te laissons cheminer à ses côtés jusqu’au jour où nous vous rejoindrons.

    Bon chemin, Henri.

    Tes amis du Chemin de Saint Jacques
    Tence, église Notre-Dame, samedi 28 octobre 2017

    Répondre à ce message


© 2017 - Diocèse du Puy-en-Velay| Plan du site | Espace privé | Mentions légales |  RSS 2.0 Suivre la vie du site