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15 août 2012 : Les fêtes de l’Assomption au Puy-en-Velay

mercredi 15 août 2012, par P.B.Planche

Le Puy-en-Velay est l’un des plus anciens lieux de pèlerinage d’Occident. Depuis le 5ème siècle on y vient prier la Vierge Marie. Tout naturellement, la fête de l’Assomption y a pris un relief particulier avec la participation d’une foule nombreuse, en particulier lors de la traditionnelle procession de la Vierge Noire le 15 août dans l’après-midi.

Les photos des fêtes de l’Assomption 2012 au Puy

Cliquez ici pour l’homélie du cardinal Sarah
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Cliquez ici pour la synthèse du discours de Mgr Brincard

Que fête-t-on le 15 août, jour de l’Assomption ?

"Tous d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus et avec ses frères." (Actes 1. 4) Telle est la dernière mention explicite dans le Nouveau Testament, de Marie, dont on sait qu’après la mort de Jésus, le disciple Jean l’a prise chez lui. Que devient-elle alors ? Une tradition la fait vivre quelque temps avec Jean à Éphèse. Mais c’est sans doute à Jérusalem qu’elle termine son séjour terrestre. La fête de l’Assomption célèbre l’entrée au Ciel de la Vierge Marie.
Au 6ème siècle, l’empereur de Byzance (Maurice, + en 602), à l’occasion de la bénédiction d’une église, étend à l’ensemble de l’Église byzantine une fête mariale le 15 août, déjà célébrée un peu partout en Orient, et lui donne le nom de Dormition de la Mère de Dieu. Ce n’est qu’en 813 qu’elle est prescrite par un concile tenu à Mayence pour l’empire de Charlemagne.
En 1637, le roi Louis XIII désespérait de ne pas avoir d’enfant, ce qui posait, de plus, un grave problème politique. Il décida donc de consacrer son royaume à la Vierge Marie et qu’il se ferait dans chaque paroisse de son Royaume une procession le 15 août tout cela pour demander la grâce d’avoir un héritier. En 1638 naissait Louis Dieudonné, que nous connaissons mieux sous le nom de Louis XIV. Le vœu de Louis XIII donna une importance accrue à la fête du 15 août en France, où les processions se multiplièrent. Dans le calendrier républicain, ce jour reste férié. Aujourd’hui encore cette journée est l’occasion de nombreuses manifestations religieuses et populaires au cœur de l’été.
En 1950, le pape Pie XII, à l’occasion de l’Année Sainte a voulu donner une définition précise de l’Assomption de Marie. Ce jour-là les chrétiens fêtent à la fois la mort (dormition) et l’entrée dans la gloire de Dieu (assomption) de la Vierge Marie. L’Eglise catholique croit que la Vierge Marie, qui a donné chair au Christ, le Verbe fait chair, a été par avance ressuscitée dans son corps. C’est le sens du mot "Assomption" : Marie monte au ciel avec son corps et son âme.
En 1964, le concile Vatican II (1963-1965) a su donner sa place à Marie, en l’intégrant à la réflexion sur l’Église. Marie est à la fois mère et fille de l’Église : Fille de l’Église, parce que, comme créature, elle est sauvée par Jésus ; Mère de l’Église, en ce sens qu’elle est modèle de l’Église par sa collaboration à l’œuvre de salut, modèle du cheminement dans la foi.

Notre-Dame de la Bonne-Nouvelle

Chaque année, l’évêque du Puy-en-Velay propose un thème à ces célébrations. En 2012, il a choisi : « Exultons-de joie avec Notre-Dame de la Bonne Nouvelle ». Dans une période troublée comme la nôtre, où les problèmes économiques, les tensions et les violences, sont dans tous les esprits, cet appel sonne un peu comme une provocation. Non que ces inquiétudes soient étrangères aux chrétiens qui se rassembleront pour ces célébrations, mais ils sont appelés à être « porteurs de la Bonne Nouvelle » à ce monde en proie à tant d’inquiétude.
Cette Bonne Nouvelle, c’est d’abord l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ et qui ouvre à tout homme qui l’accueille la porte de la vie éternelle dans le bonheur et la gloire de Dieu. La fête de l’Assomption en rappelant cette entrée de la Vierge Marie dans la vie de Dieu veut signifier à tout homme et toute femme la vraie finalité de la vie humaine telle que la découvrent les chrétiens. La joie qu’ils vivent en cette fête est d’abord le fruit de cet amour de Dieu et de la perspective qu’il offre à l’humanité.
Les chrétiens sont aussi porteurs de la Bonne Nouvelle parce qu’ils croient que cet amour révélé par Jésus-Christ est plus fort que le mal et la mort. Cet amour, est déposé par Dieu dans le cœur de chacun, qu’il soit chrétien ou non. Malgré les difficultés, les injustices ou les violences, les chrétiens croient que l’amour peut triompher. Il n’y a pas d’impasse dans laquelle l’humanité ait pu s’engager dont elle ne puisse sortir si elle s’ouvre à cet amour. Les catholiques reconnaissent en Marie le modèle de cette confiance et de cette espérance. Les fêtes de l’Assomption sont pour eux une occasion de renouveler cette foi et de donner un message d’espérance au monde.

Les évêques invités

Le cardinal Robert Sarah

Président du Conseil pontifical Cor Unum, le dicastère qui traite de toutes les questions en rapport avec les activités caritatives de l’Église. Il est né le 15 juin 1945 en Guinée. Ordonné prêtre en 1969, il est nommé par Jean-Paul II archevêque de Conakry en 1979. En 2001, il est appelé à la Curie comme secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. En 2010, le pape Benoît XVI l’a nommé président du conseil pontifical Cor Unum. Il a été créé cardinal en 2010.

Mgr Bernard Barsi

Archevêque de Monaco, membre de la commission épiscopale de la catéchèse et du catéchuménat des évêques de France et aumônier général des confréries de Pénitents.
Né le 4 août 1942 à Nice. Ordonné prêtre en 1969, il est d’abord vicaire en paroisse (1969-1972) et chargé du Service diocésain des vocations (1972-1982). De 1982 à 1991 il est curé à Nice. De 1991 à 1997 puis de 1998 à 2000 : vicaire général. Entre temps, il avait été administrateur du diocèse de Nice en 1997-98.

Mgr Roland Minnerath,

Archevêque de Dijon et membre de la commission théologique internationale.
Né en 1946 à Sarreguemines en Moselle. Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire, d’un doctorat en sciences de gestion, d’un doctorat d’État en théologie catholique et un doctorat en droit canonique. Il est par ailleurs diplômé de l’École pratique des Hautes Études. Ordonné prêtre en 1978 pour l’archidiocèse de Strasbourg, il a été rapidement mis à disposition de la Secrétairerie d’État. Il a ainsi été secrétaire puis auditeur à la nonciature de Brasilia (Brésil) et de Bonn (Allemagne) de 1980 à 1985. Il est ensuite devenu fonctionnaire au Conseil pour les affaires publiques de l’Église au Vatican de 1985 à 1988. Revenu dans le diocèse de Strasbourg en 1989, il a enseigné l’histoire de l’Église ancienne et médiévale à la Faculté de théologie catholique de Strasbourg et les relations Église-États à l’Institut de droit canonique. Nommé archevêque de Dijon le 13 février 2004. Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre de la Commission doctrinale et président du Conseil pour les questions canoniques. Pour le Saint-Siège, il a été secrétaire spécial du synode des évêques d’octobre 2005 et est membre de la Commission théologique internationale.

Mgr Everard Johannes de Jong

Évêque auxiliaire de Roermond (Pays-Bas). Né en 1958 à Eindhoven, il a été ordonné prêtre en 1983 pour le diocèse de Roermond. Depuis 1998, il est évêque auxiliaire de ce même diocèse.
Le diocèse de Roermond est l’un des sept diocèses néerlandais. Situé à l’extrême sud-est du pays, aux confins de la Belgique et de l’Allemagne, ses limites correspondent à celles de la province du Limbourg néerlandais dont la capitale est Maastricht. Il est peuplé de 1 120 000 habitants.




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