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350 ans sous le signe de la Trinité

jeudi 10 juin 2010

Au pied de la Clinique Bon-Secours, sur les hauteurs du Puy, une communauté de Religieuses trinitaires poursuit son œuvre de prière et de service des malades et des pauvres. Cette congrégation fête son 350ème anniversaire.

Aux sources

La spiritualité trinitaire a émergé au XIIème siècle avec Saint Jean de Matha, fondateur de l’Ordre Trinitaire. Jean de Matha, né en Provence, a été touché tout jeune par la souffrance des hommes pris en captivité par les « Barbaresques ». Devenu prêtre à Paris, après une inspiration reçue lors de sa première messe et un temps de réflexion, il fonde l’ordre trinitaire pour la louange de la Sainte Trinité et la rédemption des captifs. Puis, progressivement, l’Ordre s’élargit avec l’apport des religieuses contemplatives et des laïcs, hommes et femmes engagés dans cette spiritualité.

Les racines

Trinitaire 3 En 1660, il existe à Lyon des Confréries de la Sainte Trinité. Quatre jeunes filles appartenant à l’une de ces Confréries désirent vivre ensemble pour prier et aider les jeunes filles pauvres de leur paroisse. C’est l’origine des « Filles de Saint-Nizier ».

D’autres diocèses font appel à elles, ainsi celui de Valence en 1685. Cette nouvelle communauté va d’abord s’occuper des malades de l’Hôtel-Dieu de Valence. Au travers de bien des vicissitudes cette vocation hospitalière demeurera. Elle traversera même la Révolution Française. Dissoute comme congrégation, les Religieuses trinitaires continueront à s’occuper des malades et même à garder leur costume religieux, malgré les vexations.

L’essor

Après les tourmentes révolutionnaires, les vocations affluent : 1000 novices entre 1825 et 1850 ! La congrégation des Trinitaires de Valence est reconnue par un décret impérial. Les fondations se multiplient un peu partout en France : la communauté du Puy est fondée en 1825. En réponse à un appel missionnaire, quatre Religieuses trinitaires arrivent en Algérie en 1840. Sept ans après, l’épidémie de choléra ravage toute l’Oranie faisant d’innombrables victimes. Les sœurs se dévouent sans limites avec les malades. La supérieure atteinte de la maladie meurt.

Réajustements

Les lois anticléricales de la fin du XIX° siècle entraînent la fermeture de plus de 75 maisons !

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La guerre de 14 a suspendu la lutte anti-cléricale, et quelques maisons ont échappé à la fermeture. Mais cette guerre a mis l’Europe et la France dans une situation de souffrance et de détresse où se multiplient les blessés. Plusieurs maisons des Religieuses trinitaires sont transformées en ambulances ou cliniques et les sœurs mettent au service des blessés toute leur compétence et leur générosité évangélique.

Un nouvel appel de mission fait par les Pères trinitaires amène en 1928 la Congrégation à Madagascar, en s’implantant à Miarinarivo, près de la mission des Pères

Après la seconde guerre mondiale, la situation change. Des maisons sont fermées suite à la baisse des vocations et l’indépendance de l’Algérie met fin aux implantations dans ce pays.

Il faut chercher de nouvelles formes de service, en réponse aux nouveaux signes des temps. De nouvelles communautés voient également le jour, au Gabon pour s’occuper d’un collège de jeunes filles et les aider à se libérer par l’éducation et la formation humaine et spirituelle.

Trinitaires 4

Aujourd’hui

Les religieuses trinitaires sont présentes aujourd’hui dans 16 pays : Angleterre, Belgique, Cameroun, Canada, Chine, Colombie, Congo Brazzaville, Corée, Espagne, France, Gabon, Italie, Madagascar, Pérou, Philippines, Suisse.

Elles continuent à vivre la spiritualité des premières sœurs et leur travail apostolique en vue de la dignité et du développement de la personne. Elles oeuvrent dans le domaine de l’éducation, la santé, l’accueil de ceux qui souffrent, les missions, l’évangélisation, la promotion féminine…, tout ce qui peut aider à mettre debout, à devenir vraiment des enfants de Dieu, des êtres humains en plénitude.




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