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Bénédiction des nouveaux vitraux de la basilique de Brioude

dimanche 29 juin 2008

Le 29 juin 2008, au cours de la messe célébrée à 10 h 30 par le cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, seront bénis les nouveaux vitraux de la basilique Saint-Julien de Brioude. Oeuvre de Kim En Joong, ces vitraux sont une création majeure tant au plan artistique que spirituel.

Une création d’une ampleur exceptionnelle

L’idée de la création de vitraux contemporains pour la Basilique Saint-Julien de Brioude a germé il y a plusieurs années lors d’une visite à Brioude des Inspecteurs Généraux des Monuments Historiques. La volonté de la Municipalité et le soutien actif de la Direction Régionale des Affaires Culturelles a permis la mise en place du financement et l’organisation d’un concours international pour la réalisation et la pose des vitraux.

Cette réalisation étant la plus importante des dernières années par la surface des baies à créer (37 vitraux - 160m²) et l’enveloppe financière, pas moins de 54 équipes (artistes et maîtres verriers) ont fait acte de candidature. Le jury a sélectionné parmi elles trois finalistes qui ont présenté six mois plus tard des propositions techniques et artistiques plus élaborées. Le jury a finalement retenu l’équipe associant le Père KIM EN JOONG et les Ateliers LOIRE de Chartres.

Ainsi ce choix, réalisé sur des critères techniques et artistiques s’est porté sur le seul artiste qui soit aussi prêtre. L’évènement culturel qu’est la création de vitraux contemporains a pris aussi de ce fait une dimension religieuse et spirituelle. Aussi la Paroisse de Brioude et la communauté chrétienne du secteur ont souhaité organiser une cérémonie religieuse pour mettre l’accent sur l’aspect spirituel de cette création et son insertion dans un édifice qui est un lieu de culte.

Une bénédiction

La communauté chrétienne se réjouit de la présence de ces nouveaux vitraux. Ils contribuent à manifester le sens spirituel de la Basilique. Aussi, dans sa prière, la communauté chrétienne remercie Dieu et lui demande sa grâce pour toute personne qui viendra en ce lieu.

Le cardinal Danneels bénira les vitraux au cours de la messe en prononçant trois prières, en l’honneur du Christ, de la Vierge Marie et des saints. Chacune d’elles se compose d’une louange à Dieu et d’une demande pour les hommes. Le rite de bénédiction se conclut par l’offrande de l’encens, symbole universel de la prière et de l’âme qui On y trouve aussi des objets mobiliers rares : le Christ Lépreux (15ème siècle) la Vierge parturiente (15ème siècle) la Vierge à l’oiseau, l’autel en bois doré attribué à VANEAU (17ème siècle).

Une prière de louange.

La communauté rassemblée bénit Dieu pour lui-même et pour ses dons. C’est Dieu et ses dons que l’oeuvre de l’artiste « évoque » ou « symbolise » ou auxquels elle « rend hommage », selon les mots du père Kim. Les vitraux nous parlent tour à tour à travers lumière, formes et couleurs de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit qui nous donne son Amour et nous fait participer à sa vie, et des saints qui ont vécu cette « rencontre du ciel et de la terre » depuis la Vierge Marie jusqu’à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, en passant bien sûr par saint Julien, patron de la Basilique.

Une prière de demande.

Le célébrant demande pour tous « qu’ils aient en eux les sentiments même du Christ Jésus », « que soit gravé dans leur coeur ce que leurs yeux contemplent », « qu’ils se dépensent au service de Dieu et au service de leurs frères », et « qu’ils gardent les yeux levés vers la demeure d’en haut... ». Cette demande n’est pas seulement pour les fidèles rassemblés mais aussi pour tous ceux qui passeront. Qu’en contemplant ses vitraux chacun reçoive tout ce qu’ils évoquent : lumière, paix, pardon, espérance, purification, repos, guérison spirituelle, patience, joie... « que les visiteurs se sentent apaisés et soulagés » (intention de l’artiste).

Le choix de la date du 29 juin

Fête des apôtres Pierre et Paul, chefs et fondateurs de l’Eglise répandue à travers le monde, et la présence du cardinal Danneels, qui collabore avec le Pape à la destinée de cette même Eglise, soulignent le rayonnement universel auquel est appelée cette oeuvre si singulière du père Kim.

La basilique Saint-Julien de Brioude

Le début de la construction de l’édifice actuel a commencé au 11ème siècle, voici environ 1000 ans… Il succède à d’autres églises bâties successivement en ce lieu depuis le 4ème siècle sur le tombeau de Julien, soldat romain, converti au Christianisme et mort pour sa foi en 304 à Brioude. Les écrits de Grégoire de Tours attestent de l’importance du pèlerinage sur le tombeau de saint Julien au 6ème siècle.

En 2004 la découverte d’un baptistère datant du 5ème a renforcé la certitude d’une présence religieuse importante sur ce lieu durant le haut Moyen-Âge (en effet les baptistères sont implantés près des cathédrales ou des lieux importants de pèlerinage).

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Vitrail de François Baron Renouard

L’église actuelle a été élevée au rang de Basilique par une décision du pape Pie XII le 26 avril 1957. La célébration officielle a eu lieu le 15 juin 1958 (exactement un demi-siècle), elle était présidée par Monseigneur MARTIN archevêque de Rouen, ancien évêque du Puy-en-Velay et … futur cardinal (il sera élevé au cardinalat en 1965).

La Basilique Saint-Julien impressionne par ses dimensions exceptionnelles : c’est la plus vaste des églises romanes d’Auvergne. Au-delà de sa taille, elle est aussi remarquable par la polychromie des pierres utilisées pour sa construction, le pavement en galets du 16ème siècle recouvrant la totalité de la nef, des fresques datant des 12ème et 13ème siècles dont le jugement dernier dans la Chapelle Saint-Michel, de nombreux chapiteaux présentent une riche iconographie.

On y trouve aussi des objets mobiliers rares : le Christ Lépreux (15ème siècle) la Vierge parturiente (15ème siècle) la Vierge à l’oiseau, l’autel en bois doré attribué à VANEAU (17ème siècle)

Le Père Kim En Joong
Biographie

Le Père Kim En Joong, est un prêtre dominicain, artiste peintre d’origine sud-coréenne.
Né en 1940, les premières années de sa vie seront marquées par l’occupation japonaise puis par la guerre de Corée (1950-1953). Il débute son apprentissage artistique en s’initiant à la calligraphie (son père était calligraphe). Il fait des études à l’Ecole des Beaux Arts de Séoul. Découvrant le catholicisme en 1965, il se convertit et est baptisé en 1967.
Arrivé en Suisse en 1969, il se consacre à la peinture. Sa rencontre avec le Père aumônier de l’Université catholique de Fribourg est déterminante. Il commence à étudier la théologie et entre chez les dominicains en 1970. Son art devient la transcription des sentiments insufflés par Dieu. Il obtient l’autorisation de poursuivre sa carrière d’artiste peintre. C’est à cette période précise qu’il rencontre Henri BRINCARD, devenu depuis Evêque du Puy. Il est ordonné prêtre en 1974. Depuis 1975, il vit au couvent dominicain de Paris où il a son atelier. Son art s’exprime sur toiles, dans des lithographies et des vitraux.

Bibliographie et œuvres principales

Auteur de nombreux ouvrages, dont deux en collaboration avec le Cardinal DANNEELS :
-  « La Croix » paru en juillet 2003 Portfolio de neuf triptyques lithographiques en couleurs
-  « Ave Maria » en hommage à Jean-Paul II publié en mai 2004 Les oeuvres du père Kim En Joong dialoguent au rythme des mystères du rosaire avec les textes bibliques du cardinal Danneels pour rendre hommage à Jean-Paul II, à l’occasion du 25e anniversaire de son pontificat.
Il expose chaque année en France : Paris, Chartres, Evry, Amiens, Albi, Issoire (2007)… et dans de nombreux pays : Corée, Italie, Belgique, Japon, Suisse, USA...
Ses vitraux ornent des édifices religieux en Europe et partout dans le monde. En France, il a réalisé, entre autres, la chapelle de Bénodet, en Bretagne, ainsi que les vitraux de la cathédrale d’Évry, de la crypte de la cathédrale de Chartres, de l’église de Saint-Pierre-Aumaître d’Angoulême, du Monastère de Ganagobie.

Le cardinal Danneels

Le cardinal Godfried Danneels est né en Flandre orientale le 4 juin 1933. Le 17 août 1957, il est ordonné prêtre. De 1959 à 1977, il est professeur au grand séminaire et en faculté de théologie. Ses émissions radio et ses brochures le rendent connu auprès d’un large public.
Il est nommé évêque d’Anvers en 1977 puis archevêque de Malines-Bruxelles en 1979. Il partage la responsabilité du plus grand diocèse de Belgique (2.425.000 habitants) avec 3 évêques auxiliaires. Chaque année, le cardinal Danneels publie deux lettres pastorales qui ont un grand retentissement : elles sont imprimées à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires et certaines sont traduites en plusieurs langues.
Monseigneur Danneels est créé cardinal le 2 février 1983. À ce titre, il a été membre de nombreuses congrégations romaines, il connaît donc bien le Vatican. De 1990 à 1999, le cardinal fut président de Pax Christi International. Cela le mena à visiter l’Afrique à plusieurs reprises. Aujourd’hui, il est coprésident européen du « World Conference on Religion and Peace » (WCRP). Comme ses prédécesseurs à Bruxelles, le cardinal Danneels a développé la tradition oecuménique. Ses qualités de modérateur lui valent l’estime de tous.
Sa devise épiscopale est « Apparuit humanitas Dei nostri » - « L’amour de notre Dieu pour les hommes nous est apparu » (Tite 3,4). Cet adage est un plaidoyer pour un authentique humanisme chrétien. Amoureux des arts, observateur de la culture et acteur chevronné dans le monde des médias, le Cardinal incarne bien cet idéal.

>> Voir l’album photo de la cérémonie




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