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C.C.F.D. – Terre solidaire : Vème rencontre nationale

vendredi 16 mai 2008

Ils étaient une quinzaine du diocèse, 2000 en tout, à avoir fait le déplacement à Grenoble le week-end de Pentecôte. C’est là que se tenait la Vème rencontre nationale du C.C.F.D. (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) : Pour une Terre solidaire, moment fort de réflexion, d’échanges, mais aussi de fête et de dynamisation pour l’association. La dernière rencontre de ce type avait eu lieu à Vichy il y a quatre ans.

La date était-elle choisie en fonction du calendrier liturgique ? Certes, le week-end de Pentecôte est intéressant parce qu’il a trois jours, on peut imaginer aussi que c’est une façon de demander le souffle de l’Esprit sur cette grande organisation qu’est le C.C.F.D. !

2000 participants…

Tout le monde était là ; tout le monde c’est-à-dire les mouvements de la collégialité (une délégation pour chaque mouvement ou service), des délégués des diocèses (équipes locales), les salariés (et parfois leur famille !), des représentants des partenaires du Sud et de l’Europe de l’Est, des mouvements observateurs (ils sont 6 actuellement à réfléchir à une possibilité d’intégrer la collégialité, dont deux étaient présents), des alliés : Secours Catholique, CIDSE (Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité), CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement), Artisans du Monde

Pour une Terre solidaire…

Le but de ces trois journées était de s’approprier le nouveau rapport d’orientation (2008-2012), avec comme mission centrale de s’engager pour une Terre Solidaire ! Mais, comme le précise Aline, responsable des équipes locales, c’est non seulement pour se l’approprier, mais pour lui donner vie, le mettre en action.

Pour cela, le C.C.F.D. réaffirme ses convictions :
- Poursuivre la lutte contre la faim, contre les pauvretés, contre la misère…
- Continuer de proclamer l’option préférentielle pour les pauvres
- Promouvoir un développement durable et solidaire pour susciter la création de richesses et favoriser leur juste répartition
- Garantir l’accès aux Droits humains et leur respect
- Redéfinir la notion de richesse
- S’appuyer sur l’expérience des partenaires (Les responsables nationaux du C.C.F.D. ont été reçus à plusieurs reprises à l’Élysée pour l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad. Grâce à leurs partenaires, ils étaient de très bons connaisseurs de la situation sociale et politique tchadienne)
- Agir pour la promotion de nouveaux modes de vie plus « frugaux », avec une utilisation responsable de ressources naturelles

Tout cela rejoint les préoccupations écologiques de notre époque mais aussi la Bible, à travers la création qui nous est confiée : nous devons être non seulement des consommateurs de richesses, mais des créateurs de richesses !

Un partenaire indonésien, John Bamba, qui avait séjourné en Haute-Loire lors d’une campagne de carême il y a une dizaine d’années, souligne : "Il est noble de changer le monde, mais il y a besoin de se changer soi-même et donc de trouver un autre mode de développement".

Les trois journées étaient bien remplies : des forums sur le thème général du rapport d’orientation (quel rapport vivre avec le politique, l’autre, la nature, la spiritualité ?), des tables rondes (les agro-carburants, l’annulation de la dette, le C.C.F.D. dans l’Église…), des ateliers (le Sud a-t-il besoin du Nord ?...), et le village de la solidarité pour un partage d’expérience…
Les discussions étaient parfois très spécialisées et demandaient certaines compétences.
Une chose apparaît clairement : la générosité ne suffit pas pour régler tous les problèmes, il faut qu’il y ait des décisions politiques

Des participants de Haute-Loire…

Sonia (31 ans), nouvelle au C.C.F.D. :
"C’était une rencontre festive, d’accord, mais d’un haut niveau et quand même très sérieuse. Je suis impressionnée : c’est colossal comme mouvement ! J’ai l’impression d’un réveil brutal, d’une prise de conscience de ce qui se passe réellement dans le monde. J’ai encore tout à découvrir, mais il me faut d’abord intégrer ce que j’ai reçu pendant ces trois jours !"

Louis Tonson, actuel président du Comité diocésain de la Haute-Loire :
"On ne revient pas découragé par l’ampleur de la tâche, mais avec le sentiment qu’il faut faire alliance avec d’autres O.N.G., d’autres partenaires, pour avoir plus de poids. Et puis, on ne peut pas faire l’impasse des politiques et c’est un travail de longue haleine, mais chacun à son niveau a quand même une pierre à apporter à l’édifice ! Comme dit un proverbe malien : « Chaque oiseau chante avec le bec qu’il a »"

Aline Barry, responsable des équipes locales :
"Notre époque est une époque de grand changement à tous les niveaux, y compris au niveau politique. C’est nous qui, à notre niveau, devons interpeller, aller dans la rue, faire pression. Les mouvements sociaux, à l’origine du forum social international par exemple, sont des vecteurs de changement. En tant que mouvements non violents, avec le choix en faveur des plus pauvres, ils sont les "graines de moutarde" de ce qui peut changer dans le monde. Je reviens de ces trois jours avec encore plus de convictions, de foi, d’espérance."

Le développement est toujours à penser et à repenser. Il faut le voir plus comme un style de vie (qui implique une idée de créativité) que comme un mode de vie (qui est plus une attitude de consommation).

En savoir plus sur le CCFD

G. Peyrache



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