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De toutes les nations

mercredi 19 juin 2013, par Simon Gauer

Les XXVIIIe Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) auront lieu à Rio-de-Janeiro (Brésil) du 23 au 28 juillet. Instituées par Jean-Paul II en 1984, elles ont lieu soit dans les diocèses, soit, tous les deux ou trois ans, sous la forme d’une rencontre internationale. Une délégation du diocèse du Puy se rendra à Rio sous la responsabilité du père Emmanuel Gobillard qui a bien voulu répondre aux questions de Eglise du Puy :

Pour commencer, comment aller aux JMJ ? Dans quel état d’esprit faut-il s’y rendre ?

Le Saint Siège nous demande de nous y rendre dans un esprit de pèlerinage. Ces journées sont proposées en priorité aux jeunes majeurs de 18 à 25 ans. Les catéchèses que les évêques proposent à l’occasion de ces journées, sont en effet particulièrement adaptées à cet âge. C’est l’âge des grands choix, des grandes décisions, c’est l’âge où les jeunes ont particulièrement besoin d’être affermis dans leur foi.

On peut aussi voir ces journées comme un chemin de conversion. Tous les jours nous sommes appelés à nous convertir mais à cette occasion, l’Eglise offre aux jeunes un temps fort pendant lequel ils peuvent vivre un véritable retour au Christ, qui peut se vivre à l’occasion du chemin de croix ou d’une rencontre avec un prêtre pour recevoir le sacrement de Réconciliation.

Les jeunes y font aussi l’expérience de l’Eglise universelle : même s’ils restent parfois entre jeunes d’une même nationalité, en particulier pour les catéchèses, ils sont amenés à s’ouvrir aux autres nations présentes, pendant les grandes célébrations ou le festival de la jeunesse. Ils peuvent ainsi découvrir qu’il y a différentes façons d’exprimer sa foi.

Combien êtes-vous à partir du Puy ?

Nous allons être sept, du groupe Saint-Régis qui dépend de la pastorale des vocations. Dès que des JMJ ont lieu dans une ville proche de la France, elles sont organisées par la pastorale des jeunes du diocèse, mais lorsqu’elles sont loin, c’est la pastorale des vocations qui prend le relais. Etant donné le gros budget que cela représente, le diocèse ne peut pas se permettre de proposer un tel voyage à tous les jeunes car il prend en charge une partie importante des frais, mais ne le propose qu’à des jeunes qui ont déjà fait le choix d’une solide préparation spirituelle et qui se sont engagés sur une année.

Quel sera le programme de votre séjour au Brésil ?

Nous partirons le dimanche 14 juillet après la messe de 11h à la cathédrale pour Paris où des avions spéciaux nous attendent.

Arrivés au Brésil, nous allons passer une dizaine de jours dans les Favelas auprès d’une association qui se charge de la réinsertion des familles les plus pauvres de ces quartiers. Nous allons surtout nous occuper des enfants.

A chaque fois que l’on part avec le groupe Saint-Régis, on passe le temps qui précède la semaine de JMJ à servir : avant Sydney, nous étions allés à Bombay, chez les missionnaires de la Charité de Mère Teresa.

Après ce séjour, nous partirons pour vivre le temps central des JMJ à Rio même. Là nous logeront dans un appartement au centre de la ville.

Votre départ sollicite certainement beaucoup de préparatifs, quels sont-ils ?

La préparation au départ est surtout spirituelle. Nous nous formons intellectuellement et spirituellement, nous prions ensemble, ce qui nous permet de construire une petite liturgie propre au groupe. Les 22-23 juin, nous organisons un week-end afin de préparer plus sérieusement les JMJ.

Nous préparerons ainsi des activités que nous proposerons aux enfants telles que des jeux, des chants et certainement des recettes de cuisine française.

Le fait d’être aussi peu nombreux est-il dû au manque d’argent que subit un grand nombre de jeunes actuellement ?

Malheureusement oui, sur la quinzaine de jeunes du groupe saint Régis, nous ne sommes que sept à partir. En effet, beaucoup de jeunes aujourd’hui sont étudiants ou jeunes professionnels et ont besoin d’argent ; pour cela ils se trouvent des petits boulot l’été et ceux qui travaillent ne peuvent parfois pas se permettre de prendre deux semaines de congés l’été.

Finalement, êtes-vous confiant sur le déroulement de ces JMJ ?

Oui, car on arrive vraiment à nous gérer tous seuls : nous avons notre programme propre avant la semaine commune, puis nous nous insérons dans ce qui est proposé par l’équipe internationale. Le petit nombre facilite à la fois l’autonomie mais aussi les rencontres. Nous sommes plus mobiles, donc nous pouvons suivre davantage d’activités et, au besoin nous adapter, voire changer de programme au dernier moment.




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