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Des partitions qui sortent de l’ombre

jeudi 26 février 2009

[La Cathédrale du Puy s’enorgueillit de conserver un des plus important fonds de partitions anciennes de France, peut-être même d’Europe : 700 partitions du XVI° au XIX° siècle, retrouvée un peu par hasard en 1994.]

Depuis, ces documents ont été inventoriés et étudiés par les experts de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand et du Centre de Musique Baroque de Versailles. Les vellaves n’ont pas été exclus de ces travaux : le Centre de Musique Sacrée du Puy et la maîtrise de la Cathédrale y ont même été étroitement associés. Déjà, certaines pages de ce fond ont été enregistrées par les chœurs de la Maîtrise de la cathédrale.

L’un des principaux musiciens représenté dans ces partitions est Louis Grénon (1734-1769). Né à Saintes cet artiste vient travailler à la cathédrale du Puy à l’âge de 20 ans, avant de la quitter pour Clermont en 1763 et de regagner définitivement Saintes en 1765. Les éditions du Centre de Musique Baroque de Versailles viennent d’éditer les huit messes de Louis Grénon présentes dans le fonds de la Cathédrale du Puy. Ces partitions, longtemps oubliées, redécouvertes depuis peu, sont maintenant disponibles pour les musiciens.

Une petite cérémonie s’est déroulée Mercredi 25 février à la cathédrale du Puy, là même où Louis Grénon exerça son art, pour présenter au public cette publication. Etaient présents les différents acteurs qui ont rendu possible cette mise à disposition de l’œuvre de Grénon : Le Conseil général de la Haute-Loire qui l’a financé en bonne partie, la Cathédrale du Puy à qui appartiennent les partitions, la Maîtrise de la Cathédrale, représentée par l’actuel successeur de Louis Grénon Emmanuel Magat, et les deux co-auteurs de ce recueil de partitions : Jean Duron, chercheur et directeur des Editions du Centre de Musique Baroque de Versailles et Bernard Dompnier, professeur d’histoire à l’Université de Clermont-Ferrand 2.

Dans les différentes interventions, ont faisait remarquer combien la musique circulait à cette époque : on trouve dans le fond des œuvres que Louis Grénon avait composé à Clermont et à Saintes. Par ailleurs, on trouve des emprunts à Rameau : notre maître provincial était donc très au courant des créations artistiques en cours à Versailles ou à Paris. La qualité de la musique de Louis Grénon est remarquable et est un témoignage éloquent que, contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit, entre Rameau et Berlioz, on a composé de la musique de qualité en France et qu’au XVIII° la musique sacrée n’était pas en pleine décadence.

Le travail de publication des partitions de la Cathédrale du Puy devrait se poursuivre. Et pour faire entendre ce qui vient d’être imprimé, une série de concerts est prévue dans toute l’Auvergne ; une collaboration avec le Festival de la Chaise-Dieu est également envisagée.




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