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Église aux mille visages

vendredi 2 août 2013

Voila ce qu’ont pu découvrir les participants à la journée Inter-Église qui a réuni les missionnaires en vacances et les paroissiens de Brioude et de ses trente-sept clochers associés, le samedi 20 juillet.

Ici, chez nous…

Dès le matin, les paroissiens présentaient la vie de leur communauté, surtout à travers celle de leurs mouvements et groupes divers : Catéchèse, Rosaire, Partage et Rencontre, M.C.R., Secours catholique, Pastorale de la Santé, Célébration des funérailles, C.C.F.D., bientôt une communauté des sœurs malgaches (les sœurs de La Salette) à Blesle. À retenir de leur exposé : l’importance de plus en plus grande accordée au service du frère, à la suite de Diaconia.

En Mauritanie…

Le père Maurice Cadilhac, Père blanc originaire de Brioude, est missionnaire en Mauritanie. Nous avons découvert une Église présente dans une république islamiste. Malgré une diversité de race et d’origine, cette Église montre une grande unité. Elle est sans pouvoir, mais servante et bénévole. Elle est fragile parce qu’étrangère avec un avenir incertain : les cadres vieillissent.

En Ouganda…

Le père Gérard Chabanon, Père blanc originaire de Vals-près-Le Puy est missionnaire en Ouganda, appelé la perle de l’Afrique. Plus exactement, il est au Karamoja, au nord-est du pays. Son chant d’apostolat est un peuple très particulier : l’Évangile ne l’a pas encore atteint. Ce sont des éleveurs dont la vie est réglée par la garde des troupeaux. Ce peuple se veut libre, surtout les hommes puisque la polygamie est encore la règle. Le travail des missionnaires est d’abord d’aller à la rencontre de la religion traditionnelle : religion sans prêtres, sans théologie, mais faite de coutumes parfois surprenantes pour nous. Par exemple, ils n’enterrent pas leurs morts mais les abandonnent aux charognards ! Les africains présents à la rencontre n’avaient jamais entendu parler de choses pareilles. L’église où vit le père Chabanon est une église encore en gestation.

Au Kerala…

Sœur Gracy est indienne. Elle est actuellement au Centre international des sœurs de Saint-Joseph à Aiguilhe. Elle vient du Kerala. Il est bon de le préciser que l’Inde n’est pas un pays mais un continent, ensemble de provinces fort diversifiées ? Le Kerala a été le premier évangélisé par les Apôtres eux-mêmes. Il y a là trois Églises différentes par leurs rites : l’Église syro-malankar, l’Église syro-malabar et l’Église latine. Il n’y a que deux pour cent de chrétiens dans le pays. La formation chrétienne se fait surtout en famille. La catéchèse donnée en paroisse se termine par l’obtention d’un diplôme très important pour les grands actes de la vie chrétienne.

Au Burkina-Faso…

L’abbé Jean-Baptiste Yarga est burkinabé, du diocèse de fada N’Gourma en pays Gourmanche, à l’est du pays sur la frontière du Niger. Actuellement, il y a au Burkina un malaise social important qui s’accompagne de manifestations violentes. Autrefois, on allait résoudre les problèmes par la palabre, plus pacifique. L’Église est jeune : sa naissance remonte autour de 1900. Aujourd’hui elle est prise en charge par les fils du pays. La présence de l’Islam est beaucoup plus ancienne, pourtant l’Église grandit et vit le dialogue avec les musulmans. Elle a une certaine force dans la société car elle apparait unie : sa conférence épiscopale parle d’une seule voix et elle est écoutée.

Au Rwanda…

Le père Jean-Baptiste est rwandais. Il parle peu du génocide qui lui a fait fuir son pays. « Cogito ergo sum » lance-t-il en latin. « Je pense donc je suis » disent les européens. Les africains préfèrent « je suis en relation donc je suis ». « La Parole de Dieu a sa force en elle-même pour chasser les démons » a-t-il dit. Sans doute cela fait-il allusion à un douloureux passé mais il n’en a rien dit. Actuellement, le père Jean-Baptiste vient souvent au Puy où il a de la famille, et il est missionnaire dans le diocèse de Trévise, en Italie.

Depuis la République du Congo…

M. Fiston Massamba est un migrant arrivé en France depuis novembre 2012. Il a le statut de réfugié et va entreprendre à la rentrée des études à Sciences-Po de Grenoble. Dès le début, il invite l’assistance à une minute de silence pour tous les migrants morts sur leur parcours dangereux. Dix ans qu’il a quitté son pays natal, la République du Congo avant d’arriver chez nous : c’est long ! Après des études de médecine à Kinshasa, il est passé par le Congo- Brazzaville, le Cameroun, le Nigéria, le Niger, l’Algérie, le Maroc où il fut co-fondateur du Conseil des migrants subsahariens. Il en fut secrétaire, puis président. Ensuite, en passant par la Mauritanie, il part pour le Sénégal. Partout, il a su vivre un double engagement au service de ses frères dans la société et au service de l’Église.

En République-Centrafricaine…

Mme Franc est de République-Centrafricaine. Elle est réfugiée politique. Elle est venue en France (Vichy) pour sauver ses enfants qu’elle estimait en danger.

Le père Jean-Claude Petiot, représentant de l’évêque faisait remarquer une évolution de ces rencontres inter-Églises où la présence de migrants parmi les intervenants devient de plus en plus importante.

La journée se poursuivra par une visite au pays natal du père Félix Rougier aux Isles (près de la Chomette). Missionnaire au Mexique, il y a fondé quatre congrégations religieuses. Il a été déclaré vénérable par Jean-Paul II. La messe paroissiale clôturera la journée. Rendez-vous est donné l’an prochain !

P.V. et J.B.
Coopération missionnaire



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