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Funérailles difficiles

jeudi 25 mars 2010, par P.B.Planche

La formation en vue de l’appel de laïcs à l’animation des funérailles se poursuit. Ils étaient 150 dans le grand amphithéâtre de la Maison de la Providence ce 25 mars à réfléchir sur les Funérailles difficiles.

Difficiles ?

Il vrai que les funérailles sont rarement un moment facile, mais certaines sont spécialement délicates pour ceux qui les animent parce que la souffrance des proches du défunt est particulièrement vive. Que l’on songe à la mort d’un enfant, ou d’un parent jeune, ou encore d’un suicide.
La journée de formation proposait d’abord d’entendre le témoignage de ceux qui ont eu à subir une telle épreuve. M. et Mme Roux et Sylvie Huet ont perdu un enfant : ils ont dit leur souffrance, leur désarroi ; mais ils ont aussi partagé ce qui les avait soutenus et donné de quoi espérer dans cette épreuve.
De son côté le docteur Marie-Pierre Labrosse a présenté, vue par un médecin, ce qu’était le suicide et le processus qui peut conduire une personne à se donner la mort. Chaque année en France, 12 000 personnes décident de mettre fin à leur jours. C’est même la première cause de mortalité chez les 25-30 ans et la seconde chez les 15-24 ans après les accidents de la route. Marie-Pierre Labrosse analysait également les conséquences dans les familles du suicide d’un enfant.

Célébrer

L’après-midi, le Père Paul Chamaly, curé de Saint-Pierre-des-Carmes au Puy, partageait son expérience de prêtre ayant dû présider les obsèques de jeunes : « Je ne suis pas un spécialiste de la liturgie des funérailles, mais à partir de ma petite expérience personnelle, je voudrais vous proposer quelques points de repère, ou du moins des convictions sur la conduite à tenir. »
Au nombre des convictions : l’absence de modèle unique de célébration, l’attente de « quelque chose » de la part de l’Eglise (une parole, une écoute, une espérance…) et de l’importance de ce que nous dit le rituel, même si on est obligé de faire du « sur mesure ». Le Père Chamaly poursuivait en rappelant qu’il peut y avoir d’autres rendez-vous après la célébration des obsèques, entre autres les célébrations du 2 novembre. « La célébration des obsèques, disait le Père Chamaly, n’aboutit pas à une clôture, comme dans un film où apparaît le mot fin, mais elle doit permettre de passer un seuil… vers un nouvel avenir. »

B.P.

Retrouvez l’intégralité de l’intervention du P. Paul Chamaly


Portfolio

Le Père Pierre Badon et le Père Paul Chamaly Formation pour l'animation de funérailles, le Puy, le 25 mars (...)


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