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Futur diacre : Henri Salet

mardi 15 octobre 2013, par G. Peyrache

Henri Salet, de Craponne-sur-Arzon, sera ordonné diacre permanent le 27 octobre pour le service de l’Église en Haute-Loire.

En quelques mots, pouvez-vous vous présenter ?
Je suis originaire de la région parisienne. Mon père était médecin généraliste à Meudon où je suis né le 30 janvier 1968. Maman, mère au foyer, nous a élevés mes deux frères, mes deux soeurs et moi.

Et votre parcours de croyant ?
Nés dans une famille catholique, nous allions régulièrement à la messe en famille. J’ai été catéchisé par ma grand-mère, « à l’ancienne », sous forme de questions-réponses. Elle nous racontait l’Histoire Sainte, nous apprenait le credo et nous enseignait les mystères chrétiens. Je crois avoir toujours eu la foi même si j’ai eu une période durant laquelle je me suis éloigné d’une pratique religieuse régulière.

Comment êtes vous arrivés en Haute-Loire ?
En 1992, jeune vétérinaire, je suis venu travailler à Craponne-sur-Arzon. C’est là que j’ai rencontré Caroline. Nous nous sommes mariés en 1997 et avons eu quatre garçons.
Après notre mariage, le père Pierre Badon, nous propose de nous engager dans le CPM (préparation au mariage). Malgré un emploi du temps chargé nous acceptons. Lorsque nous avons commencé à envoyer les enfants au catéchisme, il nous a paru important, pour être en cohérence avec ce que nous leur demandions, de participer régulièrement à la messe, de prier en famille, bref de donner une place un peu plus grande au Seigneur dans notre vie.

Comment s’est passé pour vous « l’appel » à devenir diacre ?
C’est après la messe de l’Ascension 2007 que le père Badon m’a demandé de réfléchir à la possibilité d’être ordonné diacre permanent. Sur le coup cela fut inattendu pour Caroline et moi. Nous ne connaissions pas très bien le diaconat et je dois avouer que je ne me sentais pas à la hauteur. Nos réticences portaient sur le temps nécessaire à la formation et celui que je pourrais consacrer au ministère diaconal. Nous avons pourtant accepté de réfléchir à cette éventualité. Nous avons rencontré plusieurs diacres ainsi que le père Henri Demars, délégué diocésain au diaconat et nous nous sommes renseignés plus précisément sur le diaconat.

Et qu’est-ce qui vous a poussé à dire oui ?
À cette époque, la prière a commencé à prendre une place plus importante dans ma vie : l’Esprit-Saint est efficace pour l’aide au discernement ! J’ai très vite pensé : si le Seigneur m’appelle, je ne veux pas refuser. J’ai compris qu’Il nous donne les moyens nécessaires à la mission confiée, et que mes craintes de ne pas être à la hauteur n’étaient pas fondées ; seul, personne n’est à la hauteur d’une telle mission, en revanche lorsque le Christ nous porte, tout est possible.
Réaliser que c’est le Seigneur qui appelle (par l’intermédiaire de l’évêque) est rassurant : je ne suis pas choisi parce que je suis meilleur que les autres, mais pour être instrument dans la mission de l’édification du Royaume. Je ne me suis donc pas posé la question de ce qui pouvait me pousser à dire oui, mais « qu’est-ce qui pouvait me pousser à dire : non ? ».
Toutes les objections que je pouvais avoir sont tombées très rapidement. J’ai alors commencé la formation, tout en continuant à discerner.

Qu’est-ce qui vous attire particulièrement dans le diaconat ?
La possibilité de donner un visage de l’Église servante à ceux qui se sentent loin d’elle et du Christ. Dans une société où les gens sont pour la plupart loin de l’Église et ne connaissent souvent aucun prêtre, le diacre est une présence de l’Église. Ceux qui me connaissent en tant que vétérinaire, parent d’élèves ou voisin peuvent se sentir loin du Christ. Et pourtant, Il est tout proche d’eux ; le diacre peut, par son engagement, révéler cette présence.
Le diacre rappelle à tous les baptisés qu’ils ne peuvent faire l’économie du service du prochain, du service des plus pauvres. C’est une mission qui est tellement liée à la foi qu’elle n’en découle pas comme une conséquence mais qu’elle en est le coeur. C’est une mission exigeante, que l’on ne peut réaliser pleinement que dans une union intime avec le Christ car c’est le Christ qui est le serviteur parfait. D’où l’importance de la vie spirituelle.

Y-a-t-il de la joie à servir ?
La joie à servir vient d’abord de la joie de rencontrer les autres. Pour un chrétien, rencontrer et servir son prochain, c’est rencontrer et servir Dieu (Mt 25). Le service commence en famille et au travail. Arriver à faire passer le message de la joie du service est un des grands objectifs de l’éducation des enfants. Au travail, la conscience professionnelle, le service en vérité, procurent une grande joie : la joie du travail bien fait. Nous avons tous en nous un immense désir d’aimer et d’être aimé, et il peut être dur de constater que le péché nous entraîne à faire ce que nous ne voudrions pas, et nous éloigne du bien que nous voudrions faire. En servant notre prochain nous faisons la volonté de Dieu.
La joie est un fruit du service. Le diacre se doit d’être attentif aux besoins des plus pauvres. Au contact de personnes démunies, le service rendu est vraiment gratuit : il n’attend rien en retour. Et pourtant, on reçoit beaucoup.
Un jour, alors que j’étais en tournée je fais un détour pour visiter une ancienne agricultrice qui venait de perdre son mari. Nous avons passé un moment ensemble, à parler de son mari, de leur vie, de nos familles... À la fin de ma visite, une joie profonde m’a envahi. J’étais venu la réconforter, et peut-être m’a-t-elle apporté plus de joie. Ce sont des expériences que l’on peut faire tous les jours, qui montrent quelle joie il peut y avoir à servir dans la simplicité son prochain.




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