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Il n’y a pas d’âge pour la confirmation...

lundi 20 avril 2009

Le dimanche 19 avril, cinq adultes ont reçu le sacrement de confirmation par Monseigneur Brincard, à la cathédrale Notre-Dame du Puy. La confirmation fait partie des sacrements de l’initiation avec le baptême et l’Eucharistie. Elle est proposée aux jeunes en 6ème, mais il est également possible de la recevoir plus tard, si on en fait la demande. Nous avons rencontré Rachel, qui était parmi les cinq adultes.

La route m’emmène tout au bout du département, dans la campagne pas très loin de Craponne. On a l’impression d’être loin de tout : loin du monde, loin de la ville, loin du bruit : seuls le ronflement d’un tracteur et quelques chants d’oiseaux troublent le silence. C’est beau et propice au recueillement... Rachel m’accueille, tout simplement, à son image.

Pouvez-vous nous dire en deux mots qui vous êtes ?

Je suis mariée, mère de trois enfants de 13, 15 et 17 ans. Je suis originaire d’Apinac où j’ai grandi. Mon mari est agriculteur, je suis professeur des écoles. J’ai enseigné un temps à Apinac, puis à Saint-Bonnet jusqu’en 2006. Maintenant je suis directrice de l’école Saint-François d’Assise à Tiranges depuis 3 ans Parallèlement, et par correspondance, je fais des études de psychologie. J’ai passé le deug, la licence, le master 1, il me reste le master 2 que je vais continuer cette année.

La famille, le travail, et maintenant les études... Voilà une vie bien remplie ! Vous aviez peur de vous ennuyer ?

Pas du tout ! Mais je ressentais un besoin d’ouverture, pour ne pas m’enfermer. La psychologie m’a toujours beaucoup intéressée, alors pourquoi pas ?

Vous enseignez dans des écoles privées, est-ce un choix ?

Oui, pour moi il ne pouvait pas en être autrement. J’ai été imprégnée de culture religieuse. Mes parents étaient catholiques, pratiquants et m’ont élevée "là-dedans". Mais c’est surtout ma grand-mère qui m’a toujours initiée à l’amour de Dieu. J’ai fait toutes mes études dans des écoles catholiques, pour mes parents c’était très important, même si cela supposait des sacrifices financiers. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers l’Enseignement privé quand j’ai voulu enseigner.

Venons en maintenant à la confirmation : dans ce contexte, comment se fait-il que vous ne l’ayez pas reçu ?

Autrefois, la confirmation se faisait en 3ème, et quand j’y suis arrivée, il y a eu un changement. On la proposait plus tôt, en 6ème, je crois. On nous en a sans doute quand même parlé, mais ce devait être une période de crise d’adolescence, de rejet un peu, et du coup, je ne l’ai pas demandée.

Que s’est-il passé alors pour que vous y pensiez maintenant ?

C’est la confirmation de mon fils, l’an dernier qui m’a interpellée. C’était à La Chaise-Dieu, au mois de juin. Parallèlement, j’arrivais à la quarantaine, une période de remise en question, de bilan. Il y a eu comme un déclic : quarante ans... quarante jours dans le désert !

Votre foi ne vous avait pas lâchée ?

Non, la foi est un pilier de ma vie. Je suis allée deux fois à Lourdes, avec le pèlerinage diocésain, je participe régulièrement à la messe, je prie chaque soir. Depuis quelques temps, j’ai découvert la prière du chapelet. J’ai traversé des périodes difficiles, avec des épreuves, sans la foi, je ne sais pas ce que j’aurais fait. J’ai le sentiment que le Seigneur a toujours été présent à tous les moments de ma vie, il ne m’a jamais laissée tomber. Quand je relis ma vie, je vois que tout se passe bien pour moi, sans que je ne demande rien. Dieu m’a toujours tout donné, plus encore que ce que j’espérais, alors je trouve naturel de le remercier. Ma prière est avant tout une action de grâce. J’ai confiance, Dieu est un excellent guide ! Alors j’ai eu envie de confirmer ma foi.

Quelle démarche avez-vous entreprise ?

Un jour où j’avais rencontré Monseigneur Brincard à une réunion de chefs d’établissement, je lui en ai parlé. Il m’a dit que c’était tout à fait possible. Et puis je n’étais pas allée plus loin. À la rentrée, je suis tombée malade et le prêtre de la paroisse, le Père Ferrapy m’a rendu visite et nous avons pu en parler. Il m’a conseillé de prendre contact avec Bernadette et Maurice Bonnefoy, responsables du Catéchuménat, ce que j’ai fait !

Vous avez alors préparé, rencontré les autres confirmands...Comment cela se passe-t-il ?

Nous avons eu deux rencontres au Puy où nous avons beaucoup partagé. Nous avons visionné une cassette et échangé à partir de quelques questions. Chacun a témoigné de ses motivations. Il y en a une, par exemple qui a dit : je ne veux faire qu’un avec Dieu. Nous avons fait aussi un travail sur un livret.

Qu’est-ce que vous attendez de votre confirmation ?

Pour moi, c’est un peu l’accomplissement de ma foi. C’est une grande joie pour moi, une fête que j’ai envie de partager avec mon mari, mes enfants, ma famille la plus proche. Mon mari partage ma foi, même s’il la vit différemment. Quand j’ai vu mon fils marcher vers l’évêque, j’ai tout de suite pensé que la personne la plus adaptée pour marcher avec moi à ce moment-là, c’était mon mari. Ce sera lui mon parrain de confirmation. Et j’ai une pensée très profonde pour ma grand-mère. Quelque chose l’habitait, elle m’a initiée à l’Amour de Dieu d’une façon merveilleusement positive : elle est un peu mon modèle.

Propos recueillis
par Germaine Peyrache



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