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Je témoigne de ma foi en chantant

lundi 24 octobre 2011

Grégory Turpin (lire son itinéraire ci-dessous) était le grand témoin du week-end Choisis la vie qui a réuni les lycéens de Haute-Loire aux Estables les 22 et 23 octobre 2011. Après le show-biz, il est maintenant animateur pastoral à Paris et il chante sa foi partout en France, et à l’étranger. Il a bien voulu répondre à nos questions.

Comment devient-on chanteur chrétien ?
La musique a toujours été le moyen par lequel je peux m’exprimer. J’ai toujours voulu devenir chanteur. Un artiste doit partager ce qu’il est, ce qu’il croit. Je témoigne donc de ma foi dans mes chants. Même ceux qui ne sont pas explicitement chrétiens sont éclairés par ma foi.

En choisissant la musique chrétienne, est-ce que l’on ne s’enferme pas dans ghetto ?
Je travaille pour des artistes qui ne sont pas chrétiens et toutes mes chansons ne sont pas « chrétiennes » au sens strict. Mais, la question de Dieu, tout le monde se la pose plus ou moins. Je n’ai pas de problèmes de ce côté-là. Je propose ce que je suis, ce que je sens…

Écrivez-vous toutes vos musiques et vos textes ?
Toutes les musiques mais pas tous les textes : j’emprunte à la Bible ou à Jean de la Croix. Pour écrire, il faut que je m’enferme quinze jours afin de pouvoir être seul. Heureusement, je ne sors pas un album tous les jours !

À quelles occasions vous produisez-vous ?
Je participe, avec les musiciens, à pas mal de rassemblements, parfois pour des organismes non-chrétiens, je fais dans des festivals, des célébrations…

Les musiciens avec lesquels vous travaillez sont croyants eux-aussi ?
Ce ne sont pas les même selon les types de concerts. Pour ce rassemblement, deux sont protestants et un autre athée.

Est-ce que vous vivez de votre musique ?
Pas tout à fait. J’ai aussi un travail d’animateur pastoral à Paris, dans le XII° arrondissement. Ce n’est pas seulement alimentaire, c’est important pour moi de garder un lien qui m’enracine dans la réalité.

Vous parliez de la Question de Dieu. Comment se pose-t-elle aux jeunes que vous rencontrez ?
Ils ont souvent l’impression d’avoir toutes les réponses. En fait, ils ne sont pas si bien informés que cela. Mais je ne suis pas sûr qu’il faille leur donner des réponses ou des explications. Il faut qu’il y ait des lieux où ces jeunes puissent faire une expérience de Dieu, de sa présence, de son amour. C’est ce que nous essayons de faire avec notre musique.

Mais est-ce qu’un concert peut suffire ?
Ce que je propose n’a d’utilité que s’il y a un accompagnement après, dans une aumônerie, un groupe… Il faut susciter une question, une expérience, et après continuer d’aider le jeune qui se met en marche. Nous avons des relations avec les jeunes qui sont venus aux concerts par le lien d’e-mails ou de Facebook.

Et vous, vous donnez beaucoup de vous par vos chants ou vos témoignages. Comment vous ressourcez-vous ?
J’ai ce désir de donner, mais j’ai aussi besoin de solitude et de prière. Pour cela j’ai été aidé par ma découverte de la spiritualité carmélitaine : j’ai besoin de l’oraison, de faire des retraites…

Comment avez-vous découvert la spiritualité du Carmel ?
L’une des premières étapes de ma conversion s’est faite en présences des reliques de sainte Thérèse de Lisieux. Ça marque ! Puis j’ai été un an novice chez les Carmes. J’en ai retiré un élément fondamental : Dieu n’est pas une opinion mais un cœur à cœur.

Vous parlez de cœur à cœur. On est presque dans le langage amoureux. Est-ce que cette façon de parler convient à des jeunes qui vivent dans une société très érotisée ? Peut-on encore parler d’amour ?
Il faut revenir à la source : Dieu qui est amour, mais amour chaste, pur, pas érotisé justement. C’est vrai que c’est un problème pour beaucoup de jeunes qui n’ont pas de repère dans ce domaine ; ils ne connaissent que des couples qui ont foiré, la pornographie disponible en quelques clics, et certains en sont vraiment dépendant. C’est vrai que la spiritualité utilise parfois le langage amoureux et il m’arrive de reprendre cela dans mes chansons. C’est que la sexualité n’est pas négative ou sale ; la pornographie en revanche l’est.

Est-ce que des concerts vous ont particulièrement marqué ?
Deux. Le premier était composé de poèmes de sainte Thérèse devant des jeunes de l’Arche. Thérèse a vraiment tout compris et ils l’ont comprise. Le second était à l’Ile Maurice. Après un concert sur une plage il y avait une rencontre dans une cité, c’est-à-dire un bidonville, dans une toute petite église de tôles. Jamais je n’ai eu un tel accueil, une telle écoute et je n’ai autant reçu. J’ai été plus touché qu’eux.

Qu’est-ce que vous inspire le thème de ce week-end : Choisis la vie ?
Ce n’est pas simple de choisir la vie. Il faut faire un choix, choisir le Christ. Mais sur le chemin de la résurrection, il y a la croix. On ne choisit pas la vie, on ne choisit pas le Christ sans passer par la Croix. Il ne faut pas mentir aux jeunes. Ce n’est pas un chemin facile.

Découvrez Grégory Turpin sur www.gregoryturpin.com

Né le 3 juillet 1980, l’enfance de Grégory Turpin se déroule en Ariège. À l’âge de 12 ans, il découvre la guitare et prend des cours puis il commence à chanter après ses 16 ans. Vers quinze, ans il découvre la foi. Cela le conduira, trois en plus tard à entrer en noviciat chez les Carmes déchaux. De sérieux ennuis de santé l’obligent à renoncer à cette voie. Il se lance alors complètement dans la chanson. Il commence à se produire dans les bars de Toulouse dans lesquels il connaît un début de célébrité, il a même tâté de la télé réalité. Il y connait aussi les excès du monde de la nuit et du show-biz, en particulier les drogues. Au moment où les choses auraient pu devenir graves, la foi le sauve. Il décide de ne pas suivre une carrière dans la chanson et refuse plusieurs contrats commerciaux. Ce changement de voie l’oriente vers le travail auprès des jeunes grâce auquel il peut mettre à profit son talent musical pour partager la foi qui l’anime. Plusieurs initiatives naitront de cette collaboration avec la jeunesse dans de nombreuses villes de France, dont la plus notable est certainement la création d’une comédie musicale à Châlons-en-Champagne en 2007. Cette comédie musicale « Un Lys dans les épines », réalisée par Grégory Turpin, fait travailler 70 jeunes de tous horizons ensemble afin de raconter en musique l’histoire de la basilique Notre-Dame-de-l’Épine. Elle sera vue par 3000 personnes.

Depuis 10 ans Grégory Turpin a réalisé plus de 200 concerts, il a chanté en duo avec d’autres artistes chrétiens lors d’une tournée de près de 60 dates à travers la France, la Suisse, le Portugal et la Belgique, la Pologne, l’Italie, l’Ile Maurice.

En 2005, Grégory Turpin se décide à composer pour lui et sort son premier album solo « Testament ».

Il se produit ensuite dans une trentaine de concerts qui varient entre concerts acoustiques (avec violoncelle et guitare) et concerts pop-rock.




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