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Jean-Luc ROCCON

samedi 11 mars 2006

Jean-Luc ROCCON : conseiller pédagogique à la direction diocésaine de l’Enseignement Catholique de Haute-Loire (DDEC). Interview.

Jean-Luc Roccon, vous travaillez depuis août 2005 pour l’Enseignement Catholique du diocèse du Puy. Pourriez-vous nous donner plus de précisions sur vous ?
J’ai 38 ans, je suis marié et nous avons trois enfants. Nous habitons Brives-Charensac. Je suis originaire de la Loire et nous sommes en Haute-Loire depuis juillet.

Et qu’est-ce qui vous a conduit dans notre diocèse ?
Je dirais d’abord un appel à un engagement plus radical à servir le Christ. Pour moi, ce que je fais ici à la DDEC c’est véritablement une mission d’Eglise. Le Christ m’a conduit ici, c’est peut-être une étape, je ne sais pas où il me conduit.
Cet appel, il m’a été transmis par Gérard Giron, qui travaille aussi à la DDEC du Puy, et que j’avais rencontré lors d’une retraite spirituelle. Il recherchait quelqu’un pour un poste de Conseiller pédagogique. Il m’a téléphoné et cela a été une grande surprise. J’ai alors rencontré les autres membres de l’équipe de la DDEC et le courant est passé. J’ai donc accepté. Il y a, à la direction diocésaine du Puy un véritable esprit d’équipe, de confiance et de transparence.

En quoi consiste votre activité de Conseiller pédagogique ?
Il faut d’abord préciser que je travaille à la Direction diocésaine seulement à mi-temps. Pour le reste, je suis enseignant à Coubon. C’est très important pour moi de garder ce contact avec le terrain.
Sinon, le travail de conseiller pédagogique est d’abord pour moi, une mission d’écoute : être à l’écoute des équipes d’enseignants pour construire avec eux des projets. Dans l’enseignement, il n’y a pas de solutions toute faites : c’est ensemble que nous pouvons relever les défis éducatifs auxquels nous sommes confrontés.
Plus concrètement, j’ai plusieurs missions :
J’assure le suivi et l’accompagnement des suppléants et leur formation.
Je suis aussi sur le terrain les jeunes qui sortent du Centre de Formation Pédagogique (CFP), en lien avec le CFP de Clermont où j’assure également quelques intervention pour la formation initiale.
A la demande, je travaille avec les équipes dans les écoles. Par exemple, en ce moment, j’accompagne plusieurs écoles qui réfléchissent à leur projet d’établissement.
Enfin, je suis responsable de la pastorale dans les établissements du premier degré (école primaire) en lien avec le service de Catéchèse.

Cela fait beaucoup de chantiers !
En fait ces missions forment un tout. Elles sont unifiées par l’attention à la personne pour aider chacun à grandir et à se construire.

Comment abordez-vous la pastorale dans les écoles ?
Il y a un gros travail à faire pour aider les équipes à construire des projets pastoraux innovants. Non que rien n’ait été fait avant moi, mais c’est un chantier qui est toujours à reprendre.
Première chose à laquelle je crois : faire découvrir l’intériorité aux enfants : leur apprendre à relire leur vie, à savoir ce qu’ils font et pourquoi ils le font. J’ai été marqué par la spiritualité ignacienne et ses intuitions me semblent importantes pour aujourd’hui. Second point : il faut ouvrir aux enfants plusieurs possibilités d’Eglise. Il ne s’agit pas de leur proposer un catalogue, mais de leur témoigner de la richesse de la vie de l’Eglise. Il s’agit toujours de proposer, mais par le biais de témoignages ou de rencontres, de leur faire découvrir qu’il y a toujours un lieu pour les accueillir quand ils en ressentent le besoin.

Vous avez parlé de spiritualité ignacienne. Comment l’avez-vous rencontrée ?
Essentiellement par le MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes). J’ai été animateur dans ce mouvement pendant plusieurs années. Cela m’a beaucoup marqué. Aujourd’hui, avec mon épouse, nous appartenons à la communion du Chemin-Neuf. Cette appartenance compte beaucoup pour la famille.

Quelles ont été vos impressions en arrivant en Haute-Loire ?
Au niveau professionnel, j’ai été surpris par la présence encore nombreuse de prêtres ou de religieuses dans les établissements. Il y a aussi une grande diversité des sensibilités d’Eglise et c’est un défi que de faire travailler tout le monde ensemble ! (Mais ce n’est pas propre au Puy !) Il faudrait que nous soyons plus attentifs à ce qui rassemble qu’à ce qui divise.
L’accueil des enseignants et des chefs d’établissement pour le nouveau que j’étais a été remarquable : c’est le signe que le travail accompli depuis des années par Jeannine Deldon ou Gérard Giron a permis que les liens entre établissements et direction diocésaine soient simples et confiants. C’est vraiment agréable ! Maintenant je commence à mieux connaître le département : mon travail m’oblige à beaucoup de déplacement. Je découvre.




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