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Journée inter-Églises

mercredi 22 juillet 2015, par B.P.

Chaque année, le service diocésain de la Mission universelle propose une rencontre entre des acteurs de la Mission à l’étranger et en Haute-Loire. Quelques flashes de l’édition 2015 qui s’est déroulée à la paroisse Saint-Laurent au Puy-en-Velay (Extraits du compte-rendu du Fr. Jean Bonnet)

Églises d’ailleurs : les intervenants

Il s’agit de français en mission dans un pays du Sud ou des chrétiens originaires du Sud vivant aujourd’hui en France. Mission de longue durée : 30 ou 40 ans parfois pour les prêtres, religieux, religieuses. Ou plus courte : un ou deux ans pour les coopérants envoyés par des organismes chrétiens (DCC, SCD) ou des congrégations missionnaires (MEP par exemple) ; prêtres du Sud envoyés en France par leur évêque pour une durée déterminée.

Étaient présents le 11 juillet :

Constantin, séminariste autrichien : l’Église en Autriche.
Maurice Cadilhac, de Brioude, père blanc : au Mali longtemps, puis en Mauritanie.
Marie-Thérèse Chapuis, de Bas, sœur de St-Joseph : à Taabo en Côte d’Ivoire.
Père Dieudonné, béninois : à la Cathédrale du Puy, 2 mois cet été.
Sœur Eluisa de Andrade, brésilienne : Centre International des sœurs de Saint-Joseph d’Aiguilhe.
Lucie Bonnefoy, du Puy : une action scoute au Rwanda.
Sabine, en relation avec l’Inde.
Karine Bonnefoy, d’Yssingeaux : plusieurs séjours dans des pays africains et un autre, récent, sur les traces de son grand oncle, le père Paulin, de l’Yssingelais, missionnaire au Laos, puis moine à Lérins, puis fondateur d’un monastère au Vietnam.
Père Pierre Richaud de St-Pierre-Eynac, SMA, 30 ans au Bénin : aujourd’hui à Lyon
Père Alain Béal , de Raucoules SMA, 30 ans en Côte d’Ivoire : aujourd’hui à Lyon.
Damien Dovy, béninois, docteur à la clinique Bon-Secours du Puy, en France depuis de nombreuses décennies.

Échos des réflexions et échanges

les relations avec l’Islam

En Mauritanie, pays de où l’Islam est majoritaire, tout prosélytisme serait puni. La présence chrétienne y est témoignage gratuit de l’amour de Dieu. Il arrive aussi que la présence des missionnaires catholiques soit désirée par les musulmans, à cause de leurs œuvres sociales ou caritatives.
Les interventions des participants mettent en avant les difficultés, difficiles à nier ou à sous-estimer, mais aussi les chemins d’entente possibles.

Les relations avec les autres Églises chrétiennes

En Côte-d’Ivoire, au Brésil et en Autriche, notamment. Des difficultés au Brésil et en Côte d’Ivoire, avec certaines Églises que les catholiques qualifient parfois de sectes. Mais le désir de vouloir créer des contacts, de part et d’autre, est souvent fort. À Taabo, une Église protestante prête des locaux à l’Église catholique voisine plus pauvre qu’elle.

L’enseignement et l’éducation humaine et chrétienne de la jeunesse.

Son importance a été soulignée plusieurs fois. En Côte d’Ivoire, les sœurs viennent de construire, grâce à une aide financière venue de Haute-Loire, une belle école catholique où elles s’investissent beaucoup.

Qui donne et qui reçoit ?

Un beau témoignage, celui de Lucie, suite à son séjour de scoute au Rwanda : Quand on arrive, on croit qu’on va changer le monde, qu’on va apporter beaucoup à ceux qui nous reçoivent. Sur place, on découvre que ce sont les gens du pays qui nous apprennent beaucoup de choses et qui nous changent. On revient alors chez nous, différents ; l’action missionnaire s’exerce autrement et plus en vérité.

L’aide financière

Plusieurs échanges ont porté sur l’aide financière à apporter à des populations pauvres. En faut-il une, et si oui, comment ? Il est certes bien de faire passer cette aide par des personnes connues. N’est-il pas, parfois, préférable d’utiliser les organismes chrétiens agréés qui connaissent mieux les lieux où les besoins sont criants ? Ils permettent à des Églises locales qui n’ont pas de relations dans les pays riches et qui sont parfois les plus pauvres d’être aidées. Les OPM (relayées par la Coopération missionnaire) sont une œuvre dépendant du Saint-Siège et il est rappelé que le CCFD est l’organisme reconnu par les évêques de France.

La place des plus pauvres dans l’action missionnaire.

Elle a été soulignée plusieurs fois. Elle est évidente en Inde ou à Taabo : la communauté des trois sœurs a choisi de vivre dans un quartier pauvre et une de ses priorités a été d’ouvrir un centre social.

Intervention de l’évêque

Mgr Luc Crepy, a participé à une partie de la rencontre, ce qui a été bien apprécié ! Il a laissé un message d’encouragement aux participants à poursuivre leur mission et a interpellé sur un élargissement souhaitable de l’action du Service de la mission universelle.

À noter pour l’avenir

Il apparaît important à l’équipe diocésaine, pour les journées Inter-Églises à venir d’être plus explicite sur ce qu’elle entend par « comment la paroisse vit sa mission »


Portfolio

Rencontre du matin Le repas avec Mgr crepy Le P. Maurice Cadilhac Sr Marie-Thérèse Chapuis Père Dieudonné Sr Eluisa PP. Richaud et Béal S.M.A. Lucie Bonnefoy Sabine Karine Bonnefoy La messe à l'église S. Laurent


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