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L’été du Secours catholique

vendredi 1er août 2014, par G. Peyrache

L’été, c’est les vacances, même pour nos amis dans la précarité. Le Secours catholique de la Haute-Loire fait des propositions, tout en continuant l’accueil et l’aide dans les équipes locales.

Le Voyage de l’Espérance

Proposé aux bénéficiaires et aux bénévoles, il a rassemblé sans distinction soixante-deux personnes dont sept enfants sur le thème du Regard. L’hébergement avait lieu à Ruynes-en-Margeride dans une ancienne ferme aménagée en gîte de groupe à partir du lundi 7 juillet et pour une semaine. Les journées étaient bien rythmées : le matin ateliers et carrefours, puis temps libre ; l’après-midi, visites ; en soirée veillée commune. Le temps était plutôt frais et pluvieux, mais l’ambiance était au beau fixe. Pour beaucoup ce sont « les seules vacances de l’année », mais c’est aussi « un moment où on est ensemble, tous à égalité, où on a droit à la parole ».

Activités choisies

Certains ont joué à la pétanque (entre les gouttes !) ou au tarot, d’autres se sont initiés aux tresses africaines ou à un atelier d’écriture... Sur place, deux visites ont été programmées à l’écomusée de la Margeride. Il y a eu aussi une mini-croisière au viaduc de Garabit ; au choix une randonnée, une après-midi à la piscine de Saint-Flour ou la visite de deux exploitations ; la visite de Saint-Flour, ses remparts et ses musées ; et sur la route du retour le musée du Mont-Mouchet et un atelier d’insertion consacré au traitement de la laine à Saugues.

Les carrefours ont permis à chacun de s’exprimer et d’échanger en petits groupes de huit , en toute liberté, sur la société, le monde, sa vie et ses galères, ses espoirs de changement, sa foi (chrétienne ou autre, ou son absence de foi)… Pendant ce temps-là les enfants préparaient avec deux mamans un petit spectacle autour du thème du regard.

Chaque jour étaient proposés en toute liberté la messe (autour d’une vingtaine de participants), et un temps de partage spirituel (une trentaine de personnes).

Et après…

Proposer un temps de relecture de ce que ce voyage a permis de vivre et ce qu’il appelle à devenir ensemble ; relever ce qui a été une force entre les participants ; inventer des manières de continuer à développer les liens ; inviter à rejoindre les groupes et à définir le visage de ce que veut être le Secours catholique : un endroit où l’on témoigne de la fraternité. Un mot d’ordre : « Quand est-ce qu’on recommence ?! »

L’Accueil familial de vacances

Cette année, entre juillet et août ce sont vingt enfants de Paris qui passent trois semaines (exceptionnellement six), dans des familles de Haute-Loire.

Cet accueil se fait en continuité d’une année sur l’autre dans la même famille, dans la mesure du possible. « Quand Sébastien (un enfant accueilli) était à l’école loin de chez lui en Isère, on lui écrivait pratiquement toutes les semaines, on lui envoyait une carte très souvent. C’est pour ça qu’il a gardé le contact. Il dit bien maintenant : "Tout ce que vous avez fait pour moi ce n’est pas perdu !" ; nous on s’en rend compte ! »

Ils découvrent des familles où il y a un père et une mère alors que chez eux en général il n’y a que la mère, et des conditions de logement meilleures... Une petite avait fait une réflexion en arrivant dans la maison de sa famille d’accueil : « La cuisine, elle est plus grande que là où on habite ! »

Il y a l’espace, il y a la nature, ils apprennent à faire du vélo, toutes choses qu’ils ne font jamais à Paris. Et quand ils reviennent chez eux ils ont des choses à raconter. C’est important pour eux d’avoir quelque chose à dire. C’est une ouverture.

Comment les familles à Paris sont-elles choisies ?

En général ce sont les assistantes sociales, notamment scolaires, qui les connaissent et nous envoient les enfants. Lorsque c’est possible, on voit les familles plusieurs fois avant le départ. Quand ça se passe au dernier moment, on a remarqué que ça se passait moins bien.

Quelques témoignages…

« Nous sommes famille d’accueil depuis 1988. Le jeune que nous accueillons a maintenant 16 ans et il vient depuis 2006. Nous avons accueilli huit enfants, dont une est restée douze ans, elle est partie à l’âge de 19 ans. »

« On a accueilli, juste un week-end pour dépanner, deux enfants et j’ai beaucoup aimé ça. On se pose la question d’être aussi famille d’accueil. »

« Dès qu’on fait cette expérience, c’est formidable. On est enchanté, déçu de l’avoir vu partir et prêt à recommencer l’année prochaine. Notre enfant va dire la même chose sans doute : c’était un compagnon de jeu de toutes les minutes. »

Il n’y en a pas beaucoup qui ne reviennent pas.

L’accompagnement de familles au camping

Au cours de cet été, huit familles accompagnées par le Secours catholique de la Loire, passent une semaine de vacances au camping de Brives-Charensac. Chaque semaine, deux bénévoles des équipes du Secours catholique de l’Emblavez et du Puy-en-Velay, étaient chargés d’accueillir, de répondre aux besoins des familles en leur proposant une visite de la ville du Puy-en-Velay, pour les accompagner aux courses… Certaines de ces familles partaient pour la première fois en vacances : joie de se retrouver dans un environnement de détente, d’oublier son quotidien, de profiter de la piscine sous un ciel lumineux.

Cette semaine a permis des rencontres sympathiques entre plusieurs familles et bénévoles, par exemple, une famille a invité les deux bénévoles d’accueil à déguster une délicieuse paella, préparée dans des conditions délicates (matériel cuisine !).


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