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La pauvreté en Haute-Loire : état des lieux

vendredi 18 novembre 2011, par Quentin Cerbourg

Moins de familles accueillies, mais des jeunes de plus en plus touchés par la crise : le Secours Catholique a présenté son rapport annuel sur la pauvreté en Haute-Loire

Les jeunes en ligne de mire

Le Secours Catholique a publié son rapport annuel sur la pauvreté en Haute-Loire. Il y est relevé une diminution des situations de pauvreté : on en comptait 1380 en 2009 et 1180 en 2010.
Cette année, le Secours Catholique a voulu mettre l’accent sur la précarité des moins de 25 ans, touchés de plein fouet par la crise économique. Ils sont aussi plus diplômés que les générations précédentes. S’ils ne sont pas plus pauvres, le risque de pauvreté est plus élevé pour eux.

La Haute-Loire épargnée

La Haute-Loire semble cependant relativement épargnée : le nombre de personnes accueillies par le Secours Catholique ayant diminué sauf à Brioude où le nombre de jeunes en situation de précarité a augmenté. Mais diminution du nombre de personnes accueillies ne signifie pas forcément que la pauvreté a reculé : des personnes peuvent aller dans d’autres structures d’accueil.
Les premiers contacts, c’est-à-dire les personnes qui n’avaient jamais fait appel au Secours Catholique auparavant, ont augmenté, passant de 55% en 2009 à 59% en 2010. Mais ces chiffres sont à comparer avec ceux de 2008, où les nouveaux contacts représentaient 69,7% des personnes accueillies. Cela signifie aussi que de plus en plus de ménages demandent de l’aide sur plusieurs années consécutives.
Les hommes seuls forment la majorité des personnes accueillies par le Secours Catholique, ils représentent 31 % des ménages. Près de ¾ des personnes rencontrées souhaitent êtres écoutées et conseillées.

Le problème de l’endettement

Étonnamment, 45% des ménages vivent en location privée, le logement précaire ne représentant « que » 29% des foyers, suivi des HLM (23%).
20% des personnes ont un emploi, et pour 8% d’entre elles il s’agit d’un CDI à plein temps. Dans ce cas, c’est l’endettement qui pose problème : 71% des ménages ont au moins un impayé. L’électricité, le gaz et l’eau représentaient déjà l’essentiel de l’endettement en 2009, et cela a empiré cette année, 40% des impayés sont liés à EDF-GDF. Le Secours Catholique souhaite donc développer le principe du microcrédit. Il s’agit d’une petite somme d’argent (moins de 3000€) est prêtée aux familles ; des accompagnateurs aident ces familles à se reprendre en main financièrement et ainsi vaincre le problème du surendettement.

Travailler, le premier souhait des jeunes

Pour les jeunes, trouver du travail reste la priorité absolue : 42,3% d’entre eux souhaitent trouver un emploi. Ces résultats n’ont rien d’étonnant, le travail restant le meilleur moyen de gagner sa vie : en moyenne, le revenu d’un travail seul est de 1033€ contre 818€ pour les aides sociales seules. Le revenu moyen des personnes accueillies par le Secours Catholique est quant à lui de 979€.

Épiceries solidaires : encore un effort

Le Puy en Velay est en retard au niveau du développement des épiceries solidaires. Ces établissements destinés à venir en aide aux familles en deçà du seuil de pauvreté sont présents en Haute-Loire, mais un manque se fait ressentir au Puy en Velay.




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