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Le début de la vie

par Jean-Claude Le Flohic, diacre et kinésithérapeute

lundi 29 avril 2019, par AG

La naissance d’un enfant, la venue au monde d’un nouvel être, est toujours une histoire merveilleuse. Qu’est-ce qui pousse des êtres humains à vouloir des enfants ? Quels sont les enjeux actuels ?

De façon générale tous les couples aspirent à avoir un enfant. Les parents d’aujourd’hui sont très attentifs à ce nouveau-né, les papas tout comme les mamans sont souvent très proches de ce tout petit et la naissance dans un couple est toujours un moment merveilleux.

Qu’est-ce qui pousse des êtres humains à vouloir des enfants ? Ce désir d’enfant semble profondément ancré dans l’individu. Il semble presque impensable à la majorité des couples de ne pas avoir d’enfants.

Est-ce un témoignage d’amour de l’un par rapport à l’autre ? Est-ce une volonté inconsciente de se prolonger soi-même par l’intermédiaire de l’enfant ? Est-ce inconsciemment la volonté de faire perdurer la vie de l’humanité ?

La réponse est à la fois tout cela et sûrement d’autres raisons. Une chose est certaine ce désir est bien présent chez la majorité des gens.

Il y a quelques années encore la naissance répondait à des processus physiologiques et naturels. Il y avait malheureusement aussi parfois soit l’incapacité d’avoir des enfants, soit la mise en contact avec un face-à-face direct avec des enfants porteurs de handicaps, Les choses étaient de fait et malgré la souffrance que cela procurait, acceptées car de toute façon il n’y avait pas de moyens technologiques pour remédier au problème.

Il en est tout autre aujourd’hui avec l’évolution des techniques médicales. Plusieurs possibilités techniques ont permis de modifier d’une part la possibilité de connaître la présence ou non d’anomalies chez l’enfant (ce sont les diagnostics anté nataux,) et d’autre part, face à des infertilités la technique permet aujourd’hui de pallier aux phénomènes de façon relativement fiable.

Par contre cette évolution technologique dans le temps si elle a permis de répondre à des questions légitimes ne pose pas moins des problèmes d’ordre éthique.

L’éthique c’est un grand mot souvent utilisé pour mener une réflexion intellectuelle par rapport aux phénomènes humains.

Pour les couples confrontés au risque d’engendrer un enfant malade et handicapé, pour les couples confrontés à l’infertilité le terme d’éthique ne veut souvent pas dire grand-chose. En effet pour le couple confronté à des souffrances, les réponses à ses souffrances ne relèvent pas systématiquement du terme de l’éthique mais d’abord d’un vécu personnel, qui les touche d’abord individuellement chaque père et chaque mère.

En ce qui concerne les diagnostics anté nataux. Lorsqu’il y a suspicion de probabilité d’avoir un enfant porteur de maladies ou de handicaps, clairement le diagnostic anténatal pose la question de savoir si les parents veulent ou non garder l’enfant.

Se pose là un problème crucial de conscience. Ai-je le droit d’imposer la maladie ou le handicap à un être humain dépendant de ma décision ?

Quelle liberté aura-t-il par rapport à ce handicap ou cette maladie ? Par ailleurs serai-je à même d’assumer et d’accompagner un enfant malade ou handicapé ? La société est-elle prête aujourd’hui à accepter une prise en charge humaine mais aussi financière d’une personne dont on aurait pu décider qu’elles ne vivent pas ? Voilà concrètement les grandes questions auxquelles sont soumis les couples chez qui l’on propose un diagnostic anténatal.

En ce qui concerne l’infertilité la technologie d’aujourd’hui permettant par des moyens divers de mettre au monde un enfant est-il légitime de me le refuser ? La société doit-elle légiférer sur mon envie à donner la vie ? Dans les techniques de procréation médicalement médicalement assistée(PMA), lorsqu’il s’agit d’échanges de cellules entre un homme et une femme ayant décidé un projet de vie commun, les choses semblent relativement admissibles.

Par contre obtenir une fécondation de la femme à partir d’un partenaire totalement étranger (don de sperme anonyme), proposer de « sous-louer » le ventre d’une autre femme pour porter un enfant (mère porteuse) ne va-t-il pas poser d’autres problèmes dans la recherche de l’identité de l’enfant recherche de ses origines volonté de découvrir son géniteur ?

Le début de la vie est un temps merveilleux le début de la vie est extraordinaire quand tout se passe bien. Quant à la nature en décide autrement… comment pouvoir pallier aux souffrances des parents qui ont voulu donner un tout amour ?

Pour nous chrétiens, » Tout homme est une histoire sacrée, l’Homme est à l’image de Dieu ».

Par ces quelques lignes il n’y a pas de prise de position il n’y a que des questions des interrogations entendues de ci de là par des parents directement confrontés à ces problèmes.

Savons-nous les écouter sommes-nous prêts à les accompagner pour que notre Dieu puisse aussi vivre par le corps et l’esprit de ceux qui souffrent ???




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