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Les Soeurs de Saint Charles du Puy

dimanche 8 janvier 2006

Les sœurs de Saint-Charles du Puy sont soixante-huit, réparties dans treize communautés dans le diocèse du Puy-en-Velay et à Issoire (diocèse de Clermont-Ferrand). Leur vocation les invite à être présentes dans différents lieux de vie, urbain ou rural, et à vivre dans la plus grande proximité possible avec les habitants.

A l’école de Sainte Angèle

Sainte Angèle a vécu en Italie de 1474 à 1540. Elle s’est insérée dans la vie de son temps, proche des milieux pauvres comme des milieux aisés. Elle est appelée « Celle qui fait la paix ».
A une époque où seules étaient reconnues dans la société les femmes mariées et celles qui vivaient en clôture dans des monastères, Angèle ouvre une voie nouvelle pour permettre aux jeunes filles peu fortunées de vivre une consécration à Dieu tout en demeurant dans leurs familles ou leurs lieux de travail. Elles réalisent ainsi l’évangélisation de la famille par la présence en son sein de vierges consacrées.
En 1535, Sainte Angèle Merici a fondé une communauté de sœurs, la Compagnie de Sainte-Ursule (ou Ursulines) pour le soutien aux pauvres, aux malades (en particulier les femmes en couches) et aux enfants. Cette initiative fut soutenue par Saint Charles Borromée qui était l’archevêque de Milan de l’époque.
C’est dans la continuité de l’action de ces deux grands saints qu’en 1624, au Puy, un groupe de femmes pieuses se réunit. L’évêque de l’époque, Mgr Just de Serres, leur donne mission de s’occuper des femmes en difficultés. Ainsi naît la congrégation de Saint-Charles (en hommage à Charles Borromée). A l’époque, ses membres vivent dans leur famille ou leurs lieux de travail, réalisant ainsi l’intuition d’Angèle : promouvoir la dignité de la femme et l’évangélisation de la famille.
Pendant longtemps des sœurs iront passer plusieurs semaines dans les familles dont l’un des membres était malade pour permettre la poursuite de la vie familiale. Il était d’usage aussi qu’une sœur vienne passer quelques jours dans les maison où la maman venait d’accoucher.
Ce n’est qu’en 1836 que les sœurs se regroupent en communautés. En 1890 elles sont reconnues comme congrégation avec vœux temporaires et en 1913 elles s’engagent par des vœux perpétuels.

Les femmes et les enfants d’abord…

Tout au long de son évolution la Congrégation a adapté son service aux besoins des familles : femmes en difficultés, éducation des enfants, des malades et personnes âgées. Aujourd’hui, cette vocation se concrétise par la présence dans les paroisses, par des communautés vivant en appartement dans des quartiers « sensibles » (Guitard dans la banlieue du Puy)… Pour les femmes en difficulté, la Maison « Mambré » offre un lieu d’accueil, d’écoute et de réinsertion. Des sœurs âgées ont choisi de vivre leur retraite dans une maison de retraite ordinaire pour partager la vie des autres personnes du troisième âge. Elles veulent être missionnaires jusqu’au bout ! La congrégation veut reproduire le visage du Christ Serviteur, venu pour rassembler les hommes en une fraternité authentique. Chaque religieuse est invitée à se livrer sans réserve à l’Amour de son Seigneur dans une grande simplicité d’esprit et de vie.
La congrégation accueille le projet de laïcs qui voudraient vivre de sa spiritualité tout en demeurant dans le monde.

Voir aussi : Maison de Mambré

Bernard Planche



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