Accueil du site > Evénements > Ordination de Jérôme Tran : le dossier de presse

Ordination de Jérôme Tran : le dossier de presse

vendredi 3 octobre 2008

Présentation de Jérôme Tran Minh Tien :

Né en 1977 à Thai Binh (Vietnam), dans une famille chrétienne, Jérôme ressent très tôt l’appel à devenir prêtre.

Il obtient le baccalauréat en 1995 puis suit une formation en langue étrangère (anglais) à Saïgon. Il participe aussi comme catéchiste à la vie de sa communauté chrétienne.

Le gouvernement vietnamien n’autorisant que 7 entrées au séminaire tous les deux ans pour le diocèse dont est originaire Jérôme, ce diocèse est obligé d’organiser un concours pour sélectionner les candidats qui sont beaucoup plus nombreux que le quota gouvernemental. Jérôme échoue à ce concours, mais son évêque, jugeant que sa candidature était sérieuse lui propose de suivre à l’étranger une formation en vue de devenir prêtre.

C’est ainsi qu’il arrive en France en 2002. Il commence par apprendre la langue française tout en débutant une formation au Séminaire de Paray-le-Monial.

En 2004, il est accueilli par Mgr Brincard dans le diocèse du Puy et poursuit sa formation au Studium de Notre-Dame-de-Vie à Venasque (Vaucluse).

Pendant les vacances, il participe à la vie des catholiques de l’ensemble paroissial d’Yssingeaux.

Sans exclure de retourner un jour dans son pays d’origine, Jérôme exercera d’abord en France son ministère. Il devrait être ordonné prêtre courant 2009.

Ordination diaconale en vue du sacerdoce :

Qu’est-ce qu’une ordination ?

Une ordination, dans l’Eglise catholique est un sacrement, c’est à dire un signe que Dieu fait aux hommes pour leur manifester son amour. Par l’ordination un homme devient signe que Dieu agit dans ce monde par sa parole et ses sacrements.

L’Eglise catholique connaît trois sortes d’ordination :
-  Diaconale, pour les diacres
-  Sacerdotale, pour les prêtres (on parle aussi d’ordination presbytérale)
-  Episcopale, pour les évêques

Qu’est-ce qu’un diacre ?

Il y a deux sortes de diacres : ceux qui restent diacres (on parle de diacres permanents), et ceux qui, comme Jérôme Tran, seront ultérieurement ordonnés prêtres. Pourquoi ne pas ordonner prêtre tout de suite ? Il y a en effet un minimum de 6 mois d’intervalle entre le diaconat et le presbytérat. Le diaconat n’est pas une année d’apprentissage pratique, pour s’exercer à célébrer des obsèques, des mariages ou des baptêmes. Diacre, en grec, cela veut dire « serviteur ». Le Christ est le serviteur. Ceux qui deviendront prêtres ou évêque, sont d’abord diacres afin que soit bien signifié que le don qui leur sera confié est d’abord un service. Le diacre proclame l’Evangile au cours de la messe, il peut assurer la prédication, célébrer les baptêmes, des mariages ou présider des funérailles (sans eucharistie).

L’Eglise catholique au Vietnam :

1- Les origines

Dès le début du XVI° siècle, quelques religieux passèrent de façon épisodique au Viêt-Nam. En 1533, un édit interdit aux vietnamiens d’approcher ces religieux qui passaient par là. Dès 1615, des jésuites vinrent au Viêt-Nam. Parmi eux Alexandre de Rhodes qui est à l’origine de la transcription des caractères sino-vietnamiens en caractères latin. Il travailla aussi sur le dictionnaire viêtnamien-latin-portugais et sur la rédaction d’un catéchisme. Ces jésuites firent participer au travail d’évangélisation les premiers chrétiens eux-mêmes à travers la formation des catéchistes. Les catéchistes enseignaient et préparaient aux sacrements. On pense qu’au départ d’Alexandre de Rhodes, il y avait 300 000 chrétiens. Mais déjà la nécessité d’un clergé local -devant la précarité de la présence étrangère- était posée. Surgit alors la proposition de vicaires apostoliques chargés de former un clergé local. C’est à Ayuthia, en 1668, que furent ordonnés les deux premiers prêtres vietnamiens.

2- l’Eglise aujourd’hui

Malgré les persécutions et l’ambiguïté de la présence coloniale française durant 80 ans, l’Eglise s’est développée. Il y a aujourd’hui 25 diocèses. A part un diocèse du Nord, tous les diocèses ont des évêques mais la surveillance du gouvernement communiste, au nord à partir de 1954, puis dans tout le pays après la réunification en 1975, est très forte : Aucune nomination n’est faite sans l’aval du gouvernement ; L’entrée dans les séminaires ou les congrégations est sous quota fixé par le gouvernement même si les quotas sont révisés désormais tous les deux ans. L’Eglise du Viêt-Nam a dû toujours passer -depuis le début- par le dialogue avec le pouvoir politique pour exister. Le gouvernement a souvent reconnu que les catholiques étaient parmi les meilleurs citoyens.

Il y a aujourd’hui 2500 prêtres diocésains pour 25 diocèses ainsi que 9000 religieuses et de nombreux catéchistes. Cette Eglise est bien structurée et vaillante malgré les persécutions. Un souffle missionnaire existe à l’intérieur du Viêt-Nam, vers le Nord, vers les minorités Un millier de prêtres vietnamiens sont aujourd’hui hors de leur pays : aux Etats-Unis, Europe, Canada, Australie...

A côté du catholicisme, il y a un peu de protestantisme et surtout du bouddhisme depuis le X° siècle. Le bouddhisme vietnamien est très syncrétiste et surtout s’exprime dans les rites familiaux et dans le culte des esprits et des ancêtres. Il y a aussi le caodaïsme depuis la fin du XIX° siècle. Cette religion nouvelle intègre toutes les autres religions et les grands personnages historiques.

(Source : Missions Etrangères de Paris)

Voir les photos de la journée du 4 octobre




© 2017 - Diocèse du Puy-en-Velay| Plan du site | Espace privé | Mentions légales |  RSS 2.0 Suivre la vie du site