Père JEAN-ANDRE VIDIL

2004

Jean-André VIDIL est né à Coubon, le 15 mars 1857. il fait ses études au petit séminaire de la Chartreuse, puis, se sentant une vocation missionnaire, il s’oriente vers les Pères Maristes chargés des îles Océaniennes.

A 21 ans, Jean-André part en Angleterre pour son noviciat. Il fait sa profession religieuse en 1879 et revient en France pour un temps. Il aura encore trois ans d’études en Espagne. C’est là qu’il est ordonné prêtre en 1885. il est désigné pour partir en Nouvelle-Calédonie. Il quitte la France en 1887. Il a trente ans.

A trente ans, il quitte la France pour la Nouvelle Calédonie

Il débarque à Nouméa. Sa vie missionnaire commence au nord-est de la grande Ile. Il construit des chapelles dans chaque petit village. Un catéchiste, Benoît, un chrétien solide dans la foi, l’aide beaucoup dans son travail.

Mais en 1890, Jean-André Vidil quitte la Calédonie pour les Nouvelles Hébrides, un archipel qui a bien mauvaise réputation à cause des violences de la population, des massacres et des festins cannibales. Son catéchistes Benoît a voulu le suivre, mais il meurt l’année suivante.

A Vao, les difficultés sont nombreuses, mais il ne se décourage pas.

Vidil s’installe à Vao, un petit îlot. Il achète un terrain, construit une maison et une chapelle. Il apprend la langue. Les débuts sont difficiles. A cause du climat, Jean-André est souvent gravement malade. Les difficultés sont nombreuses. Les conversions ne viennent pas vite. Il y a de la concurrence avec les missionnaires protestants.

Mais il ne se décourage pas. Il fait preuve d’une énergie indomptable et d’une très grande bonté. Il parle avec autorité, apaise les conflits et empêche les tueries et les repas cannibales, il est respecté. Il fait du catéchisme… enfin, les premiers baptêmes !

Avril 1898, la nouvelle se répand : le Père Vidil a été empoisonné !

Ses souffrances atroces ont duré une semaine. Il prie : « Mon Dieu, veuillez accepter l’offrande que je vous fais de ma vie, en union avec le sacrifice de votre Fils sur la Croix, pour la conversion des canaques ».

Il meurt en 1898, le jour de Pâques.

Le Père Vidil est mort le jour de Pâques 1898, à 41 ans.

Aujourd’hui Vao est une île chrétienne et catholique. Cette fidélité est étonnante si on compare avec les îles voisines. A n’en pas douter, l’esprit de Jean-André Vidil plane sur ces familles qui restent fidèles au meilleur de leur passé.




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