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Prière oecuménique au Puy

mercredi 22 janvier 2014, par P.B.Planche

Le 22 janvier, le Temple du Puy se révélait trop exigu pour accueillir les chrétiens de toutes confessions venus s’associer à la Semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens. Voici le texte de la prédication assurée par trois membres du Conseil presbytéral de l’Église protestante unie du Puy.

Retrouver en pièce jointe les textes de l’Écriture qui ont été lu lors de la célébration.

Ariane

C’est une joie de vous accueillir ici, tous différents, pour célébrer ensemble notre Dieu et Père !

Voici 3 textes, 3 textes avec des disputes, 3 textes avec des incompréhensions !
- l’homme s’est rendu coupable en désirant tout avec envie
- Ils ont discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand…
- J’ai appris qu’il y a des disputes parmi vous … : Moi j’appartiens à Paul, moi à Appolos ou encore à Pierre à Pierre, Moi j’appartiens au Christ….

Au fond, les hommes sont les hommes ; que ce soit au temps d’Esaïe ou au temps de Jésus, que ce soit au temps de Paul ou actuellement, ça n’a pas changé : « Nous, nous faisons comme ceci. Nous, nous faisons comme cela ! » « Rendez vous compte : Ceux ci sont en soutane, celui-ci prêche en robe pastorale, d’autres en « jean » et en basquet ! » « Ceux ci veulent baptiser les petits enfants, ceux la ne le veulent pas » « Ceux ci chantent en levant les mains, d’autres restent sans bouger avec le cantique à la main ». « Il y a ceux qui viennent à l’Eglise seulement pour un mariage, un enterrement ou un baptême, … et tous les autres ». Mais au fait, est ce que nous nous connaissons vraiment ? Et est ce que nous nous donnons des moyens pour nous connaître ? Et finalement, quoi de plus normal !?
Il est logique que nous allions là où le Seigneur nous a parlé, là où il nous a touché ! Nous allons là où nous nous sentons à l’aise, là où la fraternité nous convient… Et il est bien légitime que nous cherchions à comprendre et que nous fassions des comparaisons ! Tout cela pour pouvoir nous engager dans tel endroit plutôt que dans tel autre…

Ainsi Jean s’interroge : « Maître, nous avons vu quelqu’un qui chasse les esprits mauvais en ton nom. Nous avons voulu l’en empêcher parce qu’il n’est pas avec nous ». Jésus dit : « Ne l’empêchez pas : si quelqu’un fait un miracle en mon nom il ne peut pas dire du mal de moi tout de suite après. Celui qui n’est pas contre nous est pour nous… »

Ce que Jésus n’accepte pas, c’est ce jugement que nous portons les uns sur les autres ; ce que Jésus n’accepte pas, c’est cette condamnation que nous nous permettons de poser sur les autres.
Mais voilà que Jésus est patient. Il prend le temps de s’asseoir… Jésus prend un enfant… il l’embrasse, le prend dans ses bras… pose ses lèvres sur son front… lui témoigne de la tendresse. Et puis il nous dit cette phrase toute simple : « Si quelqu’un veut être le premier » : d’une certaine façon, il est donc « autorisé » de vouloir être le premier ! C’est tout simple… Et même, il nous donne le « truc », le moyen pour être le premier : « qu’il soit le dernier et le serviteur de tous » ! et là c’est le bouleversement. C’est le paradoxe !

Être le dernier, c’est l’humilité, c’est ne pas vouloir se prendre pour le TOUT. Être le serviteur, c’est l’ouverture aux autres ; c’est aller vers les autres et accepter de recevoir des autres… Reconnaître l’autre sans le juger, c’est un réel effort qui nous est demandé là… Car on a souvent peur de ce que l’on ne connaît pas… Alors on juge.

Bernard

En réalité, c’est Dieu qui nous élèvera.

Jésus, persécuté, chassé, condamné à mourir sur la croix vient lui même nous rejoindre dans toutes nos fragilités, nos difficultés, nos souffrances… il est solidaire et par sa mort, il nous entraine vers la Vie grâce à Sa résurrection.

Si on prend un peu de recul : lorsque Jésus passe de la mort sur la croix vers la résurrection, lorsqu’il passe de la mort à la Vie, cela rejoint tous les chrétiens ; il n’y a pas de division autour de ce « sauvetage » ; c’est une délivrance, c’est une libération.
Jésus est venu pour nous sauver : « Je les guérirai, oui je les guérirai » dit Dieu à Esaïe.
Nous sommes ensemble au pied de la Croix : La croix s’élève contre tous les efforts de l’homme pour se sauver lui même. La branche verticale de la croix, symbolise que c’est Dieu qui vient vers nous, c’est lui qui nous appelle et qui nous donne le souffle qui nous permet de le suivre sur ce chemin de Vie. La branche horizontale de la croix, c’est les bras ouverts de Jésus qui nous accueille et nous chéris.

Osons nous reconnaître enfants du même père, osons nous reconnaître frères et sœurs… Prenons le temps de nous asseoir ; prenons le temps de faire connaissance et de nous accueillir les uns les autres, de nous respecter mutuellement, de nous aimer tels que nous sommes.
Oui, nous sommes divisés ; mais nous sommes aussi unis sur beaucoup de points, et peut être justement dans le service et l’accueil des plus démunis, dans la lutte contre la persécution actuelle des chrétiens, la lutte contre la torture…
Saurons nous nous laisser transformer par ce que Dieu nous propose ? Ce renversement des valeurs : « être le dernier et le serviteur de tous »
Saurons nous mettre de côté nos habitudes, nos constructions, nos jugements, nos raisonnements pour nous ouvrir à l’essentiel : LA PAIX

« Paix à celui qui est loin,
Paix à celui qui est proche !
Oui, je guérirai mon peuple »

Amen


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