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Rencontre avec Jérôme TRAN

jeudi 13 août 2009

Jérôme, comment a commencé votre vie de jeune prêtre ?

Je suis prêtre depuis le 31 mai 2009. Après mon ordination, je suis parti quelques jours au Vietnam, mon pays, voir ma famille : c’était vraiment de belles journées dans ma vie ! Depuis le 1er juillet, je suis de retour dans le diocèse et je démarre ma mission de prêtre.

Cette mission, quelle est-elle ?

Elle est dans la continuité de ce que je faisais depuis mon ordination diaconale : je suis sur la paroisse d’Yssingeaux, et pendant l’année scolaire, je m’occupe de l’Aumônerie scolaire. Je continuerai cela à la rentrée. Il y a un travail important à faire, particulièrement au lycée. Depuis mon retour du Vietnam, je me suis consacré aux camps de Charnaud. A Charnaud, nous accueillons les jeunes par tranche d’âge, pendant trois semaines, du dimanche 17 h au vendredi soir après la veillée avec les parents. La première semaine, nous avions 58 jeunes de 12 à 15 ans, encadrés par 13 animateurs (photo ci dessous). La semaine suivante était consacrée aux plus petits de 6 à 9 ans, ils étaient 30 et enfin la dernière semaine, 68 jeunes de 8 à 11 ans ont profité du séjour. J’y étais en qualité de directeur adjoint. Fin août, j’accompagnerai le camp de la troupe des Scouts d’Yssingeaux comme directeur. Pendant l’année, j’ai suivi la formation pour passer le BAFD (Brevet d’Aptitude aux Fonctions de Directeur). Ces séjours me permettent de valider la formation. Je m’occupe plus particulièrement de la partie spirituelle. A Charnaud, par exemple, il est précisé dans le projet éducatif que le but est de vivre un temps de partage. Il y a un temps de prière chaque matin, et la messe deux fois dans la semaine, on dit le Bénédicité à chaque repas… Tout cela est bien accepté par tous !

Le Père Jérôme TRAN (à droite) avec les animateurs des camps de Charnaud 2009

Être ordonné prêtre, est-ce que ça a changé quelque chose dans votre vie ? Rencontrez-vous quelques difficultés au début de votre ministère ?

C’est une grande joie d’être ordonné et de se donner un peu plus dans la célébration de l’Eucharistie, dans les sacrements. Maintenant quand les jeunes me voient, ils me saluent « Bonjour Père Jérôme ! », ça me fait plaisir ! Ma plus grosse difficulté se trouve dans le rapport avec la culture et le langage. Pour les gens autour, je reste une personne qui vient de loin. Mais il y a toujours une fécondité dans la difficulté. Je suis heureux par exemple de découvrir une autre culture que la mienne. Il se crée un échange : les jeunes s’intéressent à la culture de mon pays, je leur apprends quelques mots vietnamiens. Et puis, il y a un avantage : comme je ne parle pas trop bien le français, les gens m’écoutent encore plus !

Tout cela est donc plutôt positif ?

Oui, largement. Je trouve une grande joie dans le service auprès des jeunes. J’apprends à les connaître et je peux rendre témoignage. Avant l’ordination, j’ai rencontré les groupes pour me présenter et pour répondre à des questions sur l’Église, la vie chrétienne, les vocations, le célibat… À Charnaud, il y a un certain engagement à aider les jeunes à grandir dans leurs responsabilités et dans leur questionnement. Vivre le quotidien, et même jouer avec eux est très important : le témoignage n’est pas seulement dans ce que l’on dit, mais aussi dans ce que l’on fait. Je suis content de voir que tout se passe bien, jusque dans les relations avec les parents.

En étant si loin de votre pays et de votre famille, ne ressentez-vous pas un peu de solitude ?

Non, je ne suis pas seul. J’ai été bien accueilli par les prêtres ici. Nous mangeons ensemble tous les midis, du mardi au samedi. Ainsi, on peut se communiquer les nouvelles, c’est très important et ça permet de faire équipe. Cependant, je sais que j’ai toujours besoin de la prière de tous pour me conforter dans cette mission. Au Vietnam, les gens répondent plus facilement aux sollicitations, ici ils sont blasés, moins enthousiastes, alors parfois c’est un peu difficile !

En tout cas, je remercie l’Église diocésaine qui m’a accueilli et toute la communauté chrétienne qui m’a porté dans la prière avant mon ordination : c’était un moment de grande émotion ou j’ai vraiment ressenti une grande fraternité.




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