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Rencontre avec les moines de Notre Dame d’espérance

samedi 16 mars 2002

Mettre à la portée des malades, des faibles, des petits, la vie monastique.

Frères, parlez-nous de votre congrégation…
Notre petite congrégation est une congrégation monastique bénédictine donc nous vivons selon la règle de Saint-Benoît. Cette congrégation a été fondée pour des frères qui ont un léger handicap de santé, ou une fragilité.
Nous vivons la règle de Saint-Benoît avec quelques petits aménagements : par exemple, nous n’avons pas les offices de nuit.
Notre vocation est une vocation de louange, louer Dieu pour tous ses bienfaits, et une vocation d’intercession, pour les vivants et pour les défunts.
Notre vie se partage entre la Prière, le Travail, l’Accueil et le Témoignage.

Comment se passe la vie, ici, dans cette maison, entre vous ?
Il y a une grande exigence de Communion entre nous. Si la communauté n’était qu’une juxtaposition de personnes, ça n’irait pas. Il faut vraiment que nous cherchions à vivre cette unité.
Il arrive parfois qu’il y ait de petits accrochages entre nous, alors le soir, au dernier office, la prière de pardon prend toute sa dimension. Cette communion entre nous est très importante pour le témoignage qu’elle donne : " C’est à l’Amour que vous aurez les uns pour les autres que tous sauront que vous êtes mes disciples "

Le témoignage, pour vous, est très important ?
Le témoignage et la prière. Quand nous nous sommes engagés, nous avons fait trois vœux : Pauvreté, Conversion des moeurs et Obéissance. Ces vœux sont un aide pour vivre une plus grande fidélité à notre OUI à Dieu. C’est en vivant tout cela que nous donnons témoignage.
Quand les gens viennent nous rencontrer, on ne les convainc pas par nos discours, mais par notre vie.
Le fait d’être fidèles à notre vocation, nous permet d’obtenir des grâces et des bénédictions pour les gens pour qui nous prions. Mais nous faisons vraiment peu de choses, c’est Dieu qui fait le reste, Il se sert de nous comme des instruments. Notre témoignage c’est vivre ce que Dieu nous demande.

Voilà environ huit ans que vous êtes installés à Sainte-Florine, comment les gens vous accueillent-ils ?
Les gens nous respectent, ils ont un regard plein de bienveillance sur nous. Nous n’avons pas de difficultés particulières. Le contact avec les autres nous édifie.
Parfois quand-même, certains ne comprennent pas bien pourquoi nous ne nous engageons pas à l’extérieur. Nous sommes des moines, donc nous n’avons pas de vocation apostolique.

Etes-vous heureux dans cette vie de moine ?
Cette congrégation est une véritable chance pour nous. Notre fondateur, le frère Guilluy a eu cette idée parce-qu’il s’était rendu compte que certains moines étaient obligés de quitter pour des raisons de santé et se retrouvaient perdus dans le monde. D’autres, à cause d’un léger handicap, ne pouvaient pas vivre une vocation qu’ils ressentaient pourtant fortement.
En adaptant un peu la règle, nous vivons vraiment la vie monastique comme nos frères bénédictins dans les grandes maisons. Nous n’avons pas d’office pendant la nuit et nous prenons une heure de repos en début d’après-midi. Les activités sont moins lourdes, nous n’avons pas le souci d’être rentables.
Mais nous sommes convaincus que Dieu agit à travers nous. Notre fragilité, notre pauvreté, nous rendent plus proches de Dieu. Il faut d’abord nous accueillir nous-mêmes, et nos frères, avec nos faiblesses.
Le Seigneur a mille ressources pour rejoindre les âmes, c’est un encouragement pour nous à ne jamais nous arrêter de prier. Pour Dieu, notre handicap est un plus !

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