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Tout change avec la foi !

lundi 8 août 2011

Dimanche 7 août 2011 : avec un peu d’avance sur le calendrier, Saugues faisait mémoire de Pierre Romançon. Né à Thuret dans le Puy-de-Dôme en 1805, il est devenu frère Bénilde lorsqu’il a prononcé ses vœux en 1820 chez les frères des Écoles chrétiennes.

Une vie difficile

C’est en septembre 1841 qu’il est arrivé en Margeride, appelé non par la paroisse mais par la municipalité qui désespérait de mettre en place une école de garçons. Moqué par certains à cause de sa petite taille, il devait réussir cette œuvre d’éducation dans un pays enclavé, connu à l’époque pour des mœurs plutôt rudes. En période de travaux, les familles donnaient priorité à la culture des champs ; à la mauvaise saison, la communauté devait faire face à la scolarisation de centaines d’enfants et d’adolescents. Ceux-ci n’étaient pas plus dociles qu’aujourd’hui. Un jeudi, jour de sortie des pensionnaires, il y eut, le vin aidant, bagarre et mort d’homme. Le directeur fit face. Il disait : "Sans la foi, ce serait un rude métier que le nôtre. Mais tout change avec la foi."

Déjà saint !

Outre son courage, ce furent sa bonté et sa piété qui, à long terme, frappèrent les esprits. Lorsqu’il mourut, le 13 août 1862, il avait déjà une réputation de sainteté. Marie Mazel, une couturière de l’école, était immobilisée à la maison par des rhumatismes. Au passage du cortège funèbre, elle invoqua Saint Bénilde et put le suivre jusqu’au cimetière. Béatifié en 1948, Pierre Romançon fut canonisé en 1967. Ce furent de grandes fêtes.

De grandes choses

Monseigneur Jean-Claude Petiot, vicaire général du diocèse du Puy, présidait cette année les fêtes de Saugues. Le dimanche à 11 heures, il attirait l’attention de l’assemblée sur la foi de notre Saint et sur le contraste entre la faiblesse de ses moyens, sa « petite taille », et les résultats obtenus ; comme à la « multiplication des pains » où, le partage aidant, quelques pains et quelques poissons nourrirent toute une foule. Le frère Georges Bruyas animait la célébration. À l’orgue, le père Alain Joumard soutenait la ferveur de la foule. Le soir, à la lueur des torches, les Pénitents portaient en procession dans les rues de la ville la chasse qui contient encore les restes humains de Pierre Romançon, ses « reliques ». À l’issue du cortège, chacun pouvait vénérer « sa croix » de religieux. Il la portait toujours sur lui. Aujourd’hui encore, les familles de Saugues et d’ailleurs viennent la chercher pour leurs malades.

Pour les malades

C’est le lundi après-midi que les malades étaient à l’honneur. Ils avaient répondu à l’appel de la Pastorale de la Santé dont le responsable diocésain, le docteur Pierre Besson, était présent avec son curé et une délégation de Langeac. Amis et familles remplissaient la collégiale Saint-Médard. Jean-Claude Petiot commentait les Béatitudes. Une cinquantaine de personnes recevait le « sacrement des malades » des mains du vicaire général et du père Gabriel Steylaers. On partageait ensuite le verre de l’amitié sous une tente mise à notre disposition par la municipalité de Saugues.
Merci à tous les bénévoles qui ont rendu possible le déroulement et le succès des fêtes de cette année ! L’année prochaine, le 13 août, marquera les 150 ans de la « naissance au ciel » de Pierre Romançon. Ce sera en quelque sorte, pour Saugues, une « année jubilaire ». Que la prière du diocèse et de toutes les communautés chrétiennes nous aide à préparer cette échéance et à célébrer cet anniversaire !

Père Emmanuel Chazot, curé de Saugues

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