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Voyage au Pays des Touaregs

jeudi 18 juin 2009

Les compagnons du Puy (la branche aînée des Scouts et Guides de France) ont présenté un compte-rendu de leur séjour au Niger en 2007. Deux ans ont passé, mais l’émotion et l’enthousiasme restent intacts.

Horizon Niger

Quand une équipe se constitue, les Compagnons ont à choisir un projet qu’ils ont deux ans pour réaliser. Lorsque le groupe du Puy a démarré, des membres du CCFD de Haute-Loire revenaient d’un séjour d’immersion au Niger et une animatrice du mouvement, Delphine, avait un lien tout particulier avec ce pays. Le but des Compagnons était trouvé : le Niger. Mais il ne s’agissait pas d’aller y passer des vacances, explique Florianne Masson « Delphine nous a mis en contact avec une association, Afrique Verte, et son animateur Aliman. Dans le village de Touga, on avait creusé un puit mais il manquait des moyens pour l’achever : il fallait encore le bétonner. Nous avons choisi de porter ce projet. Il était essentiel pour nous de ne pas arriver avec nos projets, mais de s’insérer dans celui des habitants eux-mêmes. »

Ce puits était très important pour le village : jusque là, il n’y avait que des puits servant à l’irrigation des terres, entre autre pour la culture de l’oignon. Aussi quand les habitants avaient besoin d’eau pour leur propre consommation, ils étaient obligés de couper l’irrigation pour pouvoir se servir.

Pour les Compagnons, il fallait trouver de quoi financer le voyage, le séjour et l’achèvement du puits. Ils ont retroussé leurs manches : ils ont emballé des cadeaux dans les supermarchés, assuré des services au cours de mariages et plein d’autres petits boulots pour remplir la cagnotte.

Découvrir le pays Touareg

Arrivés au Niger, c’est le dépaysement : « Nous avons commencé par rencontrer des Scouts nigériens. Nous avons fêté avec eux les 100 ans du Scoutisme, ça a été un grand moment ! » Mais le vrai dépaysement est venu quand, en s’enfonçant dans le désert, on est arrivé en pays touareg. « Tous les hommes ont le grand foulard noué autour de la tête, on ne voit que les yeux et l’on avait un peu de mal à les distinguer les uns des autres. Il a fallu s’habituer à manger tous dans le même plat avec les mains, à se contenter, en guise de douche, d’un peu d’eau dans une bassine… » Mais en même temps ce qui frappe, c’est le sens de l’accueil : « Les hommes sont très calmes, très posés. Nous avons assisté à une naissance, l’une d’entre nous qui faisait des études de sage-femme a même participé à l’accouchement. La fête qui a suivi la naissance nous a tous réuni. Le sens de l’accueil et la générosité chez des gens qui ont si peu, sont vraiment frappants. »

Être et avoir

Le dénuement saute aux yeux quand on arrive d’occident. Mais, si dans la capitale où les images venues des pays riches sont omniprésentes, on ressent un sentiment de frustration, il n’en va pas de même dans le désert : « Ils semblent se contenter de ce qu’ils ont et être heureux. Du coup, on sent bien que la surabondance dont nous bénéficions en France n’est pas une garantie de bonheur et que nous ne nous rendons pas compte de la chance que nous avons. Rentrés en France, nous avons tous eu la même réaction : il suffit d’ouvrir un robinet pour avoir de l’eau potable. Quelle merveille ! »

En même temps, on sent bien sur place, que la vie est difficile : « Tout le monde voulait nous vendre ses fabrications, mais il nous était impossible de tout acheter. C’était difficile d’acheter à l’un et pas à l’autre. Mais comment faire ? »

Pas que des souvenirs

Les compagnons n’ont pas ramené du Niger que de belles images. « Nous avons tous envie d’y retourner, nous sommes devenus amoureux de cette terre. Nous avons la satisfaction de savoir que le puits continue de fonctionner et que, même pendant la sécheresse, il a été l’un des seuls du coin à fournir de l’eau. Pour l’équipe cela a été une formidable école d’amitié qui nous a soudés pour toujours. Et puis, il y a toutes les richesses, plus intérieures, que nous avons partagées avec les touaregs : il y a du bonheur là-bas qui ne doit rien aux richesses, et on nous l’a fait découvrir, même si les problèmes de développement ne doivent pas être oubliés. »




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