Né le 2 juillet 1939 à Dunières. Ordonné prêtre le 21 décembre 1963, il est d’abord surveillant à la Chartreuse avant d’étudier pendant 4 ans à Lyon. Il revient dans le diocèse pour être professeur au lycée du Sacré-Cœur d’Yssingeaux à partir de septembre 1969. A partir d’avril 1975, il devient aumônier A.C.M.E.C. et en 1976, il est aumônier pour la catéchèse à Monistrol.
Pendant l’année scolaire 1977-78, il suit la formation à l’I.S.P.E.C. à Angers puis enseigne pendant 1 an au collège-lycée Saint-Julien de Brioude avant d’être nommé directeur diocésain de l’Enseignement Catholique. Vicaire aux Carmes en 1982, il devient curé de Blavozy en 1986. En 1993, il est nommé curé du Val-Vert ; l’année suivante, il devient aumônier diocésain de l’A.C.G.F. jusqu’en 98 date à laquelle il devient curé de Tence, Chènereilles et Saint-Jeures et responsable du secteur de Tence. En 2002, il est responsable du secteur de Dunières et Tence. En 2003, se rajoutent le Mas-de-Tence et le Chambon-sur-Lignon. En 2006, il est nommé aumônier diocésain du Mouvement Chrétien des Retraités et coopérateur à l’ensemble paroissial de Langeac, puis coopérateur à Yssingeaux à partir de 2008, en résidence à Lapte.
Autorisé à se retirer à Dunières 2013, c’est en 2023 qu’il entre à la Maison de retraite à Dunières où il s’est éteint ce jeudi 4 septembre.
Ses obsèques ont été célébrées à Dunières le mercredi 10 septembre à 10h00.
Présentation par P. Louis MASSARDIER
Notre ami Gustave qui nous rassemble ce matin est né à Dunières le 2 juillet 1939 tout près d’ici, place de l’église. Il était le plus jeune de la famille. C’est à Dunières qu’il a fréquenté l’école maternelle et l’école primaire
En septembre 1951, il a poursuivi ses études au Sacré-Cœur d’Yssingeaux jusqu’en juin 1958. Quatre ans auparavant, le 9 juin 1954, il avait eu le chagrin de perdre sa maman Philomène, une rude épreuve pour lui.
En 58, il entre au Grand Séminaire du Puy, à une époque où cette maison de formation des futurs prêtres comptait une soixantaine de sémaristes. Les années de séminaire ont été interrompues quelques mois par le passage au 92ème Régiment d’Infanterie de Clermont.
C’est à la cathédrale du Puy qu’il fut ordonné prêtre, le 21 décembre 1963.
Pendant un an et demi, il a été surveillant à la Chartreuse (nous avons fonctionné ensemble, alors que je n’étais que séminariste).
Pendant trois ans, il a fait à Lyon des études de Lettres Modernes avant d’être nommé enseignant au Sacré-Cœur d’Yssingeaux, de 68 à 77.
En octobre 77, il part à Angers à l’ISPEC (formation pour les directeurs d’établissement). A son retour, il est nommé Directeur de l’Enseignement Catholique diocésain. Il a pu, dans cette fonction, montrer ses qualités d’organisateur et de négociateur.
C’est alors que son parcours va le conduire au ministère paroissial : pendant quatre ans, de 82 à 86, il est vicaire aux Carmes, au Puy, puis curé de Blavozy de 86 à 93 : période durant laquelle (le 20 juillet 90) il a la douleur de voir décéder son père, Benjamin.
Ensuite, pendant cinq ans, il est curé du Val-Vert, au Puy, avant de se rapprocher de ses racines en devenant curé de Tence (de 98 à 2006). Il devient même responsable du secteur de Dunières-Tence.
En 2006, il est nommé aumônier diocésain du Mouvement Chrétien des Retraités et coopérateur à l’ensemble paroissial de Langeac. Ensuite, une fois encore, il se rapproche de chez nous en devenant coopérateur à l’ensemble paroissial d’Yssingaux, en résidence à Lapte.
Autorisé à se retirer à Dunières, il connaîtra plusieurs accrocs de santé et traversera difficilement les années de C.O.V.I.D. Admis à la Maison de Retraite de Marlhes en 2021, il entre à celle de Dunières en 2023. Il y a vécu une certaine solitude, malgré les visites, et une grande dépendance, mais en gardant tout de même confiance en Celui qu’il avait choisi de servir.
Personnellement, je perds un ami, un collègue, et nos chemins se sont croisés plus d’une fois. C’était un prêtre à la foi profonde et toujours prêt à donner le meilleur de lui-même. Il était de bon conseil, notamment pour les animatrices en formation. Il était parfois exigeant pour les autres, il réagissait parfois « au quart de tour » ; mais il était aussi exigeant pour lui-même.
J’ajouterai qu’il a été prêtre aussi pour sa famille : il a marié ses neveux et nièces et quelques-uns de leurs enfants ; il en a baptisé un certain nombre, et je suis sûr qu’il les a inclus dans sa prière.
Que notre prière ce matin soit action de grâce pour tout ce qu’il a fait et tout simplement pour ce qu’il a été.
MERCI
(4 mars 2020) – Prière écrite par père Gustave Chaudier
Merci à toi, Seigneur, pour cette vie que tu m’as donnée. Mes parents bien aimés : tous deux, si bons, si aimants, si généreux. Tous ces amis qui m’ont aidé et m’ont apporté tant de joies : je ne pis commencer à les énumérer : j’ai si peur d’en oublier !
Merci à toi pour cette immense grâce du sacerdoce: tu sais mieux que moi mon indignité… et mes faiblesses; mais j’ai si confiance en ton Amour.
Je t’offre, pour ne pas l’oublier, ma pauvre vie pour ton Eglise qui m’a confié mon itinéraire. Je l’aime, cette Eglise, même si je ne me manifeste pas assez. Elle est pour moi cette Mère qui m’a accueilli à mon baptême et m’a apporté tant de joies !
Je prie pour elle, qui est si ballotée en ces jours, comme la barque de la tempête sur le lac. Toi, tu ne dors pas mais… tu veilles comme à Gethsémani, et nous, nous dormons !
Veille sur ma famille, ma paroisse, le diocèse, ton Eglise. Merci pour tout. Jusqu’au moment où tu voudras bien me faire signe et dire : ” Viens, bon et fidèle serviteur (?), entre dans la joie de ton Maître !
Ton prêtre : Gustave