Originaire du Nord de la France (né à Lille le 12 mai 1958), Luc Crepy est l’aîné d’une famille de sept enfants, éduqués dans un climat de vie chrétienne, par des parents très engagés dans les Équipes Notre-Dame. Il termine ses études secondaires à Versailles où il rencontre les Eudistes, avec qui il tisse des liens qui le conduiront plus tard à les rejoindre.

De 1976 à 1983, il entreprend des études universitaires à Lille en sciences agricoles et alimentaires, puis à Paris et à Bordeaux. Muni d’un doctorat en biologie végétale, il part deux ans au Brésil, à Brasilia, dans un centre de recherche agronomique. Au cours de ses années universitaires, la question d’une vocation presbytérale se pose et il participe à un parcours de discernement et de formation avec la Mission de France.

De retour en France, il choisit d’entrer chez les Eudistes. En 1988, il est incorporé à la Congrégation de Jésus et Marie (les Eudistes) et il est ordonné prêtre le 21 mai 1989.

Au cours de ses études, il se spécialise en théologie morale, en particulier en lien avec Xavier Thévenot, à l’Institut Catholique de Paris, où il sera chargé d’enseignement pendant près de 20 ans.
Il exerce son ministère d’abord comme curé et responsable du secteur pastoral de Brétigny-sur-Orge (diocèse d’Evry).

Puis de 1995 à 2001, il assure la charge de recteur du séminaire interdiocésain d’Orléans.
De 2001 à 2007, il est nommé Provincial de France-Afrique, au service de ses confrères eudistes. Pendant cette période, il assure la présidence de la Conférence des Supérieurs Majeurs de France. De 2005 à 2007, il participe aussi à l’aumônerie de la prison de Fleury-Mérogis comme aumônier bénévole. En 2007, il retourne à Orléans pour un deuxième mandat de recteur du séminaire.

En 2012, il est élu vicaire général de sa congrégation et part à Rome. Là, il travaille plus particulièrement à la reconnaissance de saint Jean Eudes comme Docteur de l’Église ; par ailleurs il enseigne à l’Université Pontificale Grégorienne, au Centre Saint-Pierre-Favre, dans la formation de formateurs à la vie sacerdotale et religieuse.

Le 12 février 2015, il est nommé, par le Pape François, évêque du Puy-en-Velay. Il est ordonné évêque le 12 avril 2015 en la cathédrale Notre-Dame du Puy.

En juin 2016, Mgr Luc Crepy est nommé Président de la Cellule Permanente de Lutte contre la Pédophilie (CPLP) de la Conférence des évêques de France.

Armoiries

Les armoiries ne sont pas une marque de noblesse, tout citoyen peut s’en choisir. De nombreuses institutions et en particulier les villes, en ont également.

Blason

Voici la description du blason de Mgr Crepy dans le langage technique de l’héraldique  : «  d’azur, chapé ployé d’or, chargé d’une vierge noire du Puy, accompagné en chef à dextre d’une coquille de gueules et à senestre d’un cœur enflammé surmonté d’une croix, le tout de gueules  ».

Traduction  : azur pour bleu, or pour jaune, gueules pour rouge. Senestre et dextre  : la gauche et la droite (vues par celui qui porte l’écu, donc l’inverse pour celui qui regarde).

Symboles

L’azur et l’or sont des couleurs chargées en symbole  : l’or renvoie à Dieu (car c’est un métal inaltérable) et l’azur renvoie au ciel ou à la Vierge Marie.

La Vierge du Puy se retrouve sur beaucoup d’armoiries d’évêques du Puy (celles de Mgr Brincard entre autres), c’est donc se situer dans une succession et, bien sûr mettre le ministère de l’évêque sous l’intercession de la Vierge Marie.

La coquille de Saint Jacques évoque le pèlerinage de Compostelle, mais aussi une façon de se situer comme pèlerin soi-même.

Enfin, le cœur de Jésus, est peut-être l’élément le plus personnel à Mgr Crepy. C’est une référence à saint Jean Eudes, fondateur des eudistes, qui parle du cœur de Jésus comme d’une fournaise d’amour (d’où les flammes). La reprise du symbole de sa congrégation est courante chez les religieux  : le soleil frappé de IHS (initiales latines de Jésus sauveur des hommes), symbole des jésuites, figurent sur les armoiries du cardinal Bergoglio et du pape François.

Le chapeau qui surmonte les armoiries signale qu’il s’agit des armes d’un évêque.

Devise

La devise en dessous du blason se traduit par : «  Trouve ta joie dans le Seigneur  » (psaume 37,4). C’est un écho à l’appel du pape François dans son exhortation «  L’Évangile de la joie  » où il a lancé un appel à toute l’Église pour être missionnaire, c’est-à-dire à proposer à tous la joie qui remplit le cœur de ceux qui accueillent la bonne nouvelle du Christ.