La liturgie de Pâques nous montre Marie Madeleine à la source et au cœur de la foi chrétienne, la tradition en fait un modèle de conversion et d’amour de Jésus, et “en elle s’élaborent les plus belles expressions de la foi chrétienne”.

Elle fait parler d’elle depuis 2000 ans parce que parmi les femmes qui entouraient Jésus, elle a une place à part. Elle s’est trouvée mêlée, par amour, et non par hasard, à ce que les premiers récits ont appelé la “résurrection de Jésus”.

Chacun a “sa Marie-Madeleine” ou son interprétation de Marie Madeleine, plus ou moins sensuelle ou larmoyante naguère, plus combative et “libérée” aujourd’hui, toujours très humaine selon la tradition instituée par les Evangiles.

Isabelle Renaud-Chamska

Grâce aux œuvres d’artistes de toutes les époques, nous mettrons nos pas dans ses pas pour rencontrer Jésus, celui qui l’a délivrée de ses démons, qu’elle ne quitte plus et cherche inlassablement la nuit de Pâques, celui qui l’appelle par son nom, lui révèle qu’il est le Vivant, le ressuscité,  et l’envoie l’annoncer à ses frères.

Quel visage du Jésus de Marie Madeleine me rejoint aujourd’hui ?

Je serai invité/e à le contempler et à voir son regard se poser sur moi, à l’entendre m’appeler par mon nom.

Femme, pourquoi pleures-tu ?
Qui cherches-tu ?

Celui que tu cherches, tu le possèdes, et tu ne le sais pas ?
Tu as la vraie et l’éternelle joie, et tu pleures ?
Elle est au plus intime de ton être et tu cherches au dehors.
Ton cœur est mon tombeau.
Et je n’y suis pas mort, mais j’y repose, vivant pour toujours.

Anonyme, XIIIè siècle