Ce 5 mars 2025, nous célébrons le mercredi des Cendres. Cette fête marque le début du Carême : lors de cette journée, les fidèles reçoivent des cendres sur le front. Ce geste simple mais chargé de sens vient de loin, directement issu de l’Ancien Testament, où les cendres étaient un signe d’humilité, une façon de dire : “Oui, j’ai fauté, et je me tiens petit devant Dieu.”
- “Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol.” (Gn 2, 7)
- “La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.” (Jon 3, 6)

Au Moyen-Âge, le rite des cendres était réservé aux pénitents, les croyants qui avaient des choses sérieuses à se faire pardonner. Ils devaient respecter une période de quarante jours durant laquelle ils étaient exclus de la communauté chrétienne, avant d’être réintégrés à Pâques. Vers le XIè siècle, tout le monde s’y est mis, comme une grande famille spirituelle.
Ces cendres nous ramènent à l’essentiel : nous sommes fragiles, nous sommes humains. C’est une invitation à se recentrer, à faire la paix avec soi et avec Dieu.
“Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.” (Mc 1, 15) Depuis Vatican II, on parle de conversion, de prière et de retour à Dieu. Ce mercredi, c’est le coup d’envoi de quarante jours intenses – jeûne, prière, coups de main aux autres – qui mènent tout droit à Pâques, à cette explosion de joie qu’est la résurrection.