Ce pèlerinage traditionnel se déroule le deuxième dimanche de juillet à Montusclat, le 13 juillet 2025 cette année. Il revêtait, cette fois, un caractère exceptionnel. En effet il avait été choisi, par le diocèse, comme lieu ou se déroulerait une démarche jubilaire. A démarche exceptionnelle, rassemblement exceptionnel.
Pour la première fois, les trois ensembles paroissiaux du secteur avaient invités les paroissiens à faire une démarche jubilaire commune. C’est donc de nombreux paroissiens venus des ensembles paroissiaux Saint-Paul-entre-Loire-et-Sumène, Saint-Régis-en-Mézenc-Meygal, Saint-Jean-Paul-II-entre-Loire-et-Mézenc, qui se sont retrouvés pour prier ensemble sur le thème “Pèlerins d’Espérance”.
Après une marche proposée à 9h au départ de Montusclat, tous se sont retrouvés à 10h devant l’oratoire dédié à saint Joseph.. Après une présentation de la démarche jubilaire, un groupe de douze membres de la confrérie des pénitents du Puy a animé le chapelet des sept douleurs de la Vierge Marie en cheminant jusqu’à la plateforme sommitale.
C’était ensuite l’Eucharistie concélébrée par les prêtres des trois ensembles paroissiaux. Le père Emmanuel Dursapt qui présidait la concélébration était accompagné des pères Maurice Poyet, Jean Salette, Michel Orfeuvre, Jean-Louis Page et du diacre Denis Charroin.
Après la messe, le verre de l’amitié était proposé par l’équipe organisatrice.
Historique
A l’origine, il y a un vœu. Lors de l’épidémie de la peste en 1721, les habitants de Montusclat ont fait le vœu de se rendre chaque année en pèlerinage à Notre-Dame d’Araules.
Toutefois, quelques temps après, beaucoup ne peuvent plus pratiquer ce pèlerinage en raison de leur physique, il n’y a effectivement pas de chemin entre Montusclat et Araules. C’est alors que le pèlerinage s’oriente vers la croix d’un carrefour au sommet de la Montagne de l’Étoile.
C’est en 1882 que l’abbé Charre, curé de la paroisse, oriente le pèlerinage vers Notre-Dame de la Salette.
Le site
On place alors au sommet de la montagne : une petite statuette de Notre-Dame de la Salette, puis une statue en bronze de la Vierge assise en pleurant. Ensuite vont apparaître des croix en pierres du pays, stations du chemin de Croix, ainsi que d’autres statues de saint dont saint Joseph.
Pus tard, on aménage sept croix en pierre qui mènent jusqu’au sommet et qui représentent les sept stations douloureuses du Chemin de Croix de la Vierge-Marie, ainsi qu’un oratoire au sommet. Aujourd’hui, cet oratoire a disparu et est remplacé par la chapelle Saint-Joseph au pied de la montagne. Sur cette montagne, la vénération de Marie n’est pas dissociée de celle de saint Joseph. La statue de ce dernier a d’ailleurs été placée dès 1888 au départ du chemin des stations des Sept Douleurs de la Vierge, bras gauche étendu et doigt allongé, il invite les pèlerins à marcher vers Marie.
Le pèlerinage
Depuis 1890, le pèlerinage est toujours fidèlement suivi même si la forme a varié régulièrement.
Aujourd’hui, il se déroule de la sorte : la procession part de l’oratoire Saint-Joseph après un temps de prière, pour monter le long du chemin des stations des Sept Douleurs de Marie, jusqu’à l’esplanade sur laquelle une messe en plein air est célébrée.
Textes et photos : Michel Ramousse





