Dans la Lettre d’infos de la Mission rurale n°25, Margot Chevalier et Mgr Noblot s’expriment sur la première édition de Festi’Rural du 22 au 24 août 2025.

Rencontres en terres rurales

Une invitation de l’évêque de Saint-Flour, c’est fou, car il n’y pas d’équipe CMR dans le Cantal, mais nous relevons le défi. Allez vers, cheminer avec, quoi de plus motivant que d’aller à la rencontre. Des noms sont évoqués avec l’équipe épiscopale : frère François, moine paysan, Cécile Vacher, référente à l’écologie intégrale, des membres de la Mission de France, des agriculteurs engagés du Cantal et bien d’autres acteurs. Nous allons cheminer avec eux pour ce Festi’Rural.

Nous ne venons pas en terrain conquis mais pour associer les ruraux de la région à notre festival. J’ai vu des gens venus de toute la France et au-delà, heureux de se rencontrer dans des conférences, d’échanger avec bienveillance sur diverses problématiques du rural lors des tables rondes. Mais aussi faire la fête, célébrer la beauté des territoire ruraux et célébrer la création ! Les retours des acteurs de la station du Lioran sont très positifs. Quelle réussite au bout de deux ans de préparation logistique, de réflexions sur le contenu, de communication, etc…

Margot CHEVALIER,
Chrétiens en Monde Rural

Espérance en mouvement

Quelle joie d’accueillir des chrétiens engagés en rural ! Vivre cet événement au cœur d’un territoire rural, c’était un signe fort donné à toutes les régions de France, et aux acteurs du Cantal qui connaissent peu les mouvements d’Action catholique. Le monde rural est un laboratoire d’initiatives et de rencontres, il a quelque chose à dire : nous sommes des vivants en relation avec d’autres vivants. Rendre la terre habitable pour tous requiert le concours d’enjeux démographiques, citoyens, économiques, éducatifs, culturels, écologiques.

Mon espérance, elle a un visage, c’est le Christ. Pour un chrétien, l’espérance, ce n’est pas déjà une lutte qu’on gagnerait à la force de nos poignets. C’est la contemplation du Christ qui donne sa vie pour le monde, et les chrétiens en sont le signe. Ce qui passe par des gestes très concrets de bienveillance, de fraternité, d’accueil, de fête. La grande joie de la tradition dans l’Eglise catholique, c’est à la fois d’être ancré, enraciné et toujours en mouvement, toujours à inventer, à chercher, à accueillir la nouveauté de l’Esprit Saint. Quelle chance quand un diocèse peut en bénéficier !

Mgr Didier NOBLOT,
évêque de Saint-Flour