Les sœurs à Langeac
Dans cette histoire générale dont nous venons de parler, nous allons suivre la communauté de Langeac.
Cette petite communauté nous est connue par un texte qui a été publié pour accompagner une rétrospective qui a eu lieu au musée Crozatier du Puy et dont le thème était “Présence Du Tiers- Ordre Franciscain En Haute Loire”
“Nous avons peu de renseignements historiques sur la communauté de Langeac. Leur présence est attestée au XVIIIè siècle. Pour ce groupe la Révolution Française marquera la fin de leur existence. Elles sont chassées de leur couvent en 1789, quant à l’estimation de la maison qu’elles habitaient et du jardin, elle n’est faite qu’en 1796.”
Alors que s’est-il passé ? Que sont-elles devenues ? L’histoire ne le dit pas et nous n’en avons pas de trace.
Après une interruption de 67 ans, la présence de sœurs franciscaines est de nouveau attestée à Langeac : les franciscaines de Calais arrivent en Haute-Loire. Celles qu’on appelle “sœurs grises” sont venues du Nord appelée par les évêques qui cherchent à promouvoir dans tous leurs diocèses la prise en charge des populations appauvries par la Révolution, les épidémies de choléra et la pauvreté tant sur le plan éducatif que sur le plan de la santé.
Ce sont ces “sœurs Grises” qui, dans le livre de leur Fondation, racontent la fin de l’histoire d’un petit groupe franciscain à Langeac.
Quand elles arrivent en 1880 elles rencontrent un groupe de femmes qui vivent selon l’esprit de Saint François et qui vont s’affilier avec elles.
Voici le récit des sœurs de Calais et la fusion avec la petite communauté des sœurs de saint François resurgis après le séisme de la Révolution
“Dans cette petite cité de Haute-Loire, un centre de vie Franciscaine s’est reconstitué quelques années auparavant. Son organisation intérieure est, à vrai dire, incomplète et les conditions matérielles fort insuffisantes, on y suppléait par beaucoup de bonne volonté, et un véritable esprit franciscain.”
La communauté périclitait pourtant, encore qu’elle eût comme supérieure, une religieuse de grand mérite sœur Marguerite, et que son recrutement fut largement assuré. Au moment des négociations il y avait 8 postulantes et un assez grand nombre de demande.
Sur les instances du Père Dominique Gardien du couvent des Pères capucins de Clermont, l’évêque Monseigneur Parisis accorda l’agrégation de la communauté de Langeac, à l’institut des sœurs Franciscaine de Calais.
“On décide que la supérieure et son assistante viendrait faire un noviciat à Calais ; sœur Marguerite, avec ses sœurs accepta le sacrifice de leur ancien costume brun
La maison prospéra vite et les sœurs ajoutèrent au soin des malades, la direction d’un grand orphelinat.
Ce grand orphelinat fut fermé en 1952″
Est-ce que ce groupe de Langeac resurgis après la Révolution, et qui s’est affilié aux sœurs Grises de Calais était issue des premières fondations de notre Congrégation en Haute-Loire, nous ne le saurons sans doute jamais car les archives sont muettes. Mais cette histoire mérite d’être racontée car elle témoigne de la force du courant franciscain qui renait, qui reprend sa place au service des communautés villageoises, essayant d’être présentes au souci de tous, les orphelins, la maladie, le soin, l’accompagnement de la mort, et aussi la foi de la communauté paroissiale…
Suite de l’histoire à Saugues
Saugues sera la dernière fondation de la congrégation de sœurs de Montfaucon en Haute-Loire avant que cette dernière ne se regroupe avec la congrégation du Puy en Velay.
A Saugues, elles sont restées 80 ans et certaines d’entre elles ont accompli une présence de 50 ans, (sœur Clotilde) En plus du soin des malades elles se virent confier l’entretien de l’Eglise paroissiale. Ce qu’elles accomplirent jusqu’à la veille de leur départ.
Et puis le travail continuant de se développer elles furent équipées d’une célèbre 2CV, qui aura les honneurs de la presse.
Les appels peuvent venir aussi directement de l’Eglise
Le Pape Pie XII, publie en 1957 une lettre adressée à toute l’Eglise l’encyclique Fidei donum (“le don de la foi” en latin) Dans ce texte, le pape demande aux évêques d’autoriser leurs prêtres diocésains à répondre aux appels des missions d’outremer, notamment en Afrique, cet appel s’adresse également aux congrégations religieuses.
En 1963, les sœurs de Saint-François du Puy décident de partir et elles fondent la mission de Nana-Bakassa en Centre Afrique.
Il faut des sœurs missionnaires, jeunes, robustes, prêtes à affronter l’inconnu, certaines des communautés seront affectées par des départs et quelquefois fermées pour libérer des sœurs.
Aujourd’hui en 2026 nous sommes toujours confrontées à la réalité démographique de la congrégation et à la nécessité de faire des choix en fonction des projets. L’évolution du monde a modifié nos rapports inter-pays. Nous sommes avec vous aujourd’hui une délégation internationale qui représente quelques les Pays parmi ceux où la congrégation est présente. Chaque Pays collabore avec les autres pour continuer le projet fondamental, Nourrir Eduquer, Soigner, Participer au développement de la société et des communautés chrétiennes en rejoignant ceux qui sont faibles et souffrant, c’est ce que nous appelons “évangéliser”.
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Nous continuons nos visites
A Saugues à la rencontre de paroissiens et bénévoles pour l’accueil des pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques. Temps convivial d’échanges et de liens qui se crées qui se conclura avec la célébration des vêpres.
A Langeac, “un dimanche autrement”, temps de partage avec des paroissiens et l’association Saint-Vincent-de-Paul, à la découverte des richesses de chacun.
Puis célébration de l’Eucharistie et repas partager dans la joie.
Merci beaucoup à tous les paroissiens et prêtres de ce secteur pour leur accueil et leur enthousiasme au service.
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