Le 15 octobre dernier, une journée diocésaine intitulée « Pour une Eglise plus sûre » a réuni environ 90 personnes. Des prêtres, des diacres, des Laïcs En Mission Ecclésiale, des responsables pastoraux, la curie diocésaine, des chefs d’établissement et des responsables de mouvements de jeunes ou de personnes dites vulnérables ont répondu présents.
Les enjeux de cette journée
Cette rencontre avait pour objectif d’approfondir une question essentielle :
Comment mettre en œuvre une culture de bientraitance et de vigilance souhaitée par le pape François ?
Comment réagir face aux dires d’un enfant, d’un jeune ?
Une des façons est de s’informer et de se former pour repérer les victimes et leur porter secours, prendre conscience de ce qui dans nos pratiques permet la survenance d’actes de maltraitance et y remédier.
Quelques repères essentiels à retenir
- Le fait de ne pas dénoncer est sanctionné par la loi.
- Ne jamais agir seul
- Ecouter, rassurer, protéger et informer.
Un court-métrage intitulé Mélissa et les autres (à retrouver sur Youtube) a permis en début de journée de prendre conscience de la souffrance des jeunes violentés.
Notre intervenante, Laurence Bayart, déléguée nationale à la protection des mineurs à la Conférence des Evêques de France, a animé une conférence structurée en trois points :
- Quelques définitions et rappels légaux
- Des données chiffrées de la Ciivise qui parfois nous ont surprises
- Des outils et des formations pour chacun de nous
N’hésitons pas à multiplier les barrières de protection !
- Affichons les numéro d’appel d’urgence dans tous les lieux d’accueil de mineurs : le n°119 Enfance en danger et le n°3018 violences numériques
- Travaillons et signons la charte de bientraitance
- Présentons le bulletin de casier judiciaire n°3 à notre employeur tous les 3 ans
- Formons-nous régulièrement et ensemble.
Des témoignages inspirants
Plusieurs témoignages locaux ont illustré des initiatives déjà en œuvre dans le diocèse :
- Témoignage de Florence Bonnefoux : en ACE (Action catholique des enfants), la priorité est mise sur la parole donnée aux enfants, l’écoute et le respect de cette parole.
- Témoignage de père Samuel Grangeon : pendant les EDP (Ecoles de prières), une formation est donnée aux jeunes adultes et serviteurs encadrant les enfants sur les bonnes attitudes et gestes à avoir.
- Mme Hélène Gaillard, directrice de l’école primaire de Retournac, et Mme Emmanuelle Vialaneix, professeure documentaliste au collège Saint-Régis du Puy, ont également témoigné des actions menées dans leurs établissements.
Ateliers pratiques et table ronde
L’après-midi, un atelier en petits groupes avec des cas pratiques, a été proposé pour permettre à tout encadrant de jeunes de faire la distinction entre une information préoccupante et un signalement, et comprendre les procédures à suivre, reconnaître les différents acteurs impliqués.
Enfin, une table ronde avec les regards croisés de Laurence Bayart, de Mgr Yves Baumgarten et de Mr Didier Ferry, directeur de l’enseignement catholique, animée par Stéphane Longin de RCF, a permis de répondre aux questions écrites et en live de l’assemblée.
Pour aller plus loin
- Une laïque référente prévention a été nommée en septembre sur le diocèse par Mgr Baumgarten : referenteprevention@catholique-lepuy.fr
- La cellule d’écoute pour toutes les victimes fonctionne depuis 2018 : ecoute-victimes@catholique-lepuy.fr
N’hésitez pas à les contacter si besoin. Une suite à cette journée sera donnée pour continuer à se former ensemble et à être vigilant ensemble. Nous sommes tous concernés par la prévention !